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Aimé Césaire, Bernard Hayot, et le Courbaril

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Publié le 30/12/2011

Olivier Ernest Jean-Marie est un citoyen martiniquais soucieux d’un véritable progrès. Celui qui permettrait à une société martiniquaise réconciliée, débarassée de ses complexes et tiraillements, de faire valoir ses atouts, sa créativité, sa richesse culturelle, pour aller de l’avant. Parmi les problématiques "limitantes", la question identitaire, et en particulier la "question békée" constituent pour lui des sujets de réflexion et d’interrogation.

En témoigne son étonnement, manifesté à travers le texte qui suit, de voir passé sous silence le dixième anniversaire d’un moment fort : la plantation par Aimé Césaire et Bernard Hayot d’un Courbaril à l’Habitation Clément.

"17 DECEMBRE 2001 - 17 DECEMBRE 2011 : L’ANNIVERSAIRE OUBLIE

Le 17 décembre 2001, Aimé Césaire plantait un courbaril à l’Habitation Clément, à l’invitation de Bernard Hayot. Aimé Césaire, « l’homme qui symbolise le mieux la conscience martiniquaise », selon Bernard Hayot, faisait de ce courbaril « un symbole de la solidarité indispensable à notre peuple, en cette époque de survie ».

Il est surprenant que le 10ème anniversaire de cet acte symbolique de fraternité n’ait été célébré ni par Bernard Hayot, ni par les héritiers politiques d’Aimé Césaire, ni par Tous Créoles ! Tous Créoles dont le site web est le seul à offrir le texte prononcé par Aimé Césaire ce jour historique et qui se présente comme une association ayant pour objet de « participer à l’édification d’une communauté martiniquaise solidaire, forte et affranchie de tout sectarisme ».

Olivier Jean-Marie, Citoyen martiniquais Schœlcher, le 29 décembre 2011

Discours d’Aimé Césaire au François, le 17 décembre 2001 à l’occasion de la plantation du courbaril historique à l’habitation Clément, à l’invitation de Bernard Hayot

La plantation d’un courbaril !

Un des plus beaux arbres martiniquais, menacé et sans doute en voie de disparition.

Merci à vous d’essayer de le sauver et d’en rappeler toute l’importance.

Importance réelle, économique sans doute.

Importance sociale, mais à mes yeux, plus encore importance symbolique.

Le courbaril, c’est à dire l’enracinement dans le roc s’il le faut, mais vainqueur grâce à l’entêtement et au vouloir vivre.

Le courbaril : l’appui sur la profondeur du sol pour l’élan médité et patient.

Le courbaril, la démarche lente, mais résolue vers l’avenir.

Ce sont toutes ces valeurs que nous rappelle la cérémonie que vous avez organisée ce matin.

Ce qui est valable pour l’arbre est valable pour l’homme.

Merci de le rappeler à notre communauté, elle aussi en péril.

Mais pourquoi être pessimiste ?

Le courbaril est là pour nous l’interdire.

Avec ses feuilles. Non. Avec sa feuille, une feuille double et pourtant une.

Regardez-la.

Ici la bi-foliation se fait intime et partenariale.

Une particularité botanique sans doute, mais dans laquelle je me permettrai de voir un symbole.

Le symbole de la solidarité indispensable à notre peuple, en cette époque de survie."

Tribune de Bernard Hayot publiée par France-Antilles le 17 février 2009, faisant référence à la plantation de ce Courbaril

" Si depuis que l’émission de Canal + a été diffusée j’ai gardé le silence, ce n’est pas par hasard. Il m’a simplement fallu tout ce temps pour absorber le choc et le trouble créés en moi.

Quelle blessure pour la communauté martiniquaise dans son ensemble. Les propos d’Alain Huygues-Despointes sont inacceptables et je les condamne totalement.

Depuis les années 1960 avec de nombreux compagnons de route, martiniquais de toutes origines, dans différentes instances, je me suis engagé avec enthousiasme et conviction dans des actions qui avaient pour objectif de rapprocher les différentes communautés de la société martiniquaise. Aucun d’entre nous n’était le porte-parole officiel de sa communauté, mais chacun d’entre nous était conscient de ses responsabilités.

Plus tard, j’ai créé la Fondation Clément. Ce n’est pas un hasard si cette Fondation entièrement financée par mon groupe d’entreprises ne porte pas mon nom.

À travers cette Fondation, j’ai choisi de perpétuer le nom d’une grande famille de ce pays, symbole d’une belle réussite aussi bien sociale que professionnelle. Clément, un nom dont la Martinique, comme moi-même sommes fiers.

Ce n’est pas non plus un hasard, si l’homme qui symbolise le mieux la conscience martiniquaise, Aimé Césaire, a accepté de venir en compagnie de Camille Darsières planter à l’Habitation Clément l’arbre de la Fraternité. Quel symbole et quel honneur.

L’homme que je suis, Béké certes, mais Martiniquais d’abord, a toujours été hautement conscient de l’importance du rôle de chacun dans le dialogue et la compréhension entre nos différentes communautés.

La secousse que nous vivons aujourd’hui est un appel à redoubler d’efforts. Tous ensemble et moi le premier, nous devons dans un élan de fraternité tout faire pour que notre société martiniquaise devienne en profondeur une société respectueuse de chacun, enrichie de ses différences, confortée dans sa capacité à vivre ensemble."

 

Photo de gauche à droite :

Bernard HAYOT, Eric de LUCY, Aimé CESAIRE, Maurice ANTISTE, Stéphane HAYOT, Camille DARSIERES.

Cliquez ici pour lire les 28 commentaires

  • Il est encore plus étonnant que cet article ne fasse pas encore l’objet de commentaires. Y aurait-il comme un malaise à rappeler cet évènement important appelant au rassemblement des Martiniquais ? Les symboles du vivre ensemble indispensable seraient-ils tellement difficiles à supporter.

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  • oh lalalallalla 30 décembre 2011 12:24, par ruse

    les vivants font partie de ceux qui ont soutenu la prolongation de l’épandage  : c’est ça le birthday de cet arbre

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  • Aimé Césaire, Bernard Hayot, et le Courbaril 30 décembre 2011 12:45, par Obéro

    Il y a un malaise évident des « parties contractantes » sur la question. Sans doute parce que, sur le fond, rien n’a été réglé, ni même amorcé. Et la grande grève de 2009 l’a brutalement rappelé ainsi que l’affaire du chlordécone et plus récemment celle de l’épandage aérien de pesticides. Le pacte - conçu et porté sur les fonts baptismaux par C.DARSIERE, a été très prosaïquement, à bonne distance du décorum et des symboles, un "donnant-donnant" au bénéfice du fils spirituel du concepteur. "Donnant-donnant" dont une des clauses implicites excluait toute négociation, en amont comme en aval, sur l’essentiel de ce qui fait justement problème : le changement de modèle de développement et la répartition plus équitable des terres.

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    • Que veut dire partage équitable des terres ?

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      • En Martinique, la quantité de terre que possède les békés est nettement inférieure que ce que possède les noirs, mais le fait que les noirs disposent de petites exploitations, on a l’impression que les békés phagocytent toutes les terres agricole de l’île à cause de leurs grandes exploitations.
        AMJ disait être opposé au démembrement des grandes plantations, et pour une fois je suis de son avis.
        En multipliant les petites exploitations, nous risquons d’avoir une situation à l’africaine, c’est à dire une agriculture familiale de subsistance et un niveau d’exportation égal à zéro.
        Le démembrement des grandes exploitations agricoles du Zimbabwe a entraîné la famine dans ce pays, puisque chaque paysans cultive uniquement pour nourrir sa famille, ne pouvant pas acheter du matériels agricole moderne et performant en plus des impôts exorbitants que réclame l’état, ils ont choisi de produire que pour nourrir leur familles avec les conséquences que l’on connait au Zimbabwe, mais aussi dans le reste de Afrique.
        Je me pose la question tout les jours de savoir : le jour qu’il n’y aura plus de békés dans notre île, qui ! Servira de bouc émissaire, qui ! Est le prochain sur la liste.

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        • Aimé Césaire, Bernard Hayot, et le Courbaril 30 décembre 2011 18:46, par quès aco ?

          "En multipliant les petites exploitations, nous risquons d’avoir une situation à l’africaine, c’est à dire une agriculture familiale de subsistance". Ce n’est même pas sûr s’il n’y a pas en même temps une coupure de vivres. Des milliers d’hectares ayant appartenu aux békés dans les années 1960 et 1970, notamment dans la plaine du Lamentin et autour ont été vendus à des moyens et petits agriculteurs. Il n’y a pourtant pas eu d’"agriculture familiale de subsistance". Les trois-quarts de ces terres sont aujourd’hui perdues pour l’agriculture ou en friches, occupées par des héritiers qui ne touchent pas à la terre. Les seules réserves foncières disponibles non mitées par des constructions sauvages ou autorisées par dérogations diverses sont celles que possèdent les békés, qu’elles soient cultivées en banane ou en friche (et parfois en cours de reforestration).
          Pour en arriver à une agriculture ramenée à "un niveau d’exportation égal à zéro", il n’est même pas besoin de redistribuer ces terres, il suffit d’abandonner la culture de la banane.

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  • La Preuve par l’image ! 30 décembre 2011 17:23

    Bizarre,

    Les fanatiques PPM sont très discrets...

    A mbon dié sényè !!!

    Une chose qui m’écoeure c’est que les médias martiniquais nous imposent chaque année la commémoration de la mort de DARSIERES !

    Qu’est qu’on en a à foutre ???

    C’etait un militant comme d’autres et ce n’est pas pour autant que l’on doit OBLIGATOIREMENT nous bassiner CHAQUE année comme s’il s’agissait d’une figure incontournable comme Cesaire, Fanon ou je ne sais qui qui ont eux approté une plus value a la Martinique !

    A part laisser des dettes pharaoniques et couler des dizaines de sociétés pour mauvaises gestion ( Air Martinique par exemple...) qu’a t il fait ??

    Des lycées ? Waw, c’est génial ! Vu les milliards que la décentralisation et que nos impots lui donnaient c’est le minimum !!!

    JE DEMANDE AUX MEDIAS D ETRE PLUS OBJECTIFS ET D ARRETER D ENCENSER DES GENS QUE LES MARTINIQUAIS N AIMENT PAS OU QUI ONT LAISSE DES SOUVENIRS DOULOUREUX !!!

    DARSIERES N AI AIMé que par les Martiniquais du Néo-PPM Champagne-Langouste-Oursin-Caviar !!!

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  • Aimé Césaire, Bernard Hayot, et le Courbaril 30 décembre 2011 17:57, par Gaeth

    Si il y a un malaise dans le vivre ensemble martiniquais (qui existe pas dans certaines îles beaucoup plus diversifié ethniquement) c’est purement d’un point de vue économique et social.

    1- Les "noirs" (j’aime pas trop ce mots ...) sont d’abord pour certains des gens complexé par leur couleur (qu’on vienne pas me dire le contraire).

    2- Formant l’écrasante majorité de la population ils sont donc à tout les niveau sociaux, dont les plus bas

    3- le malheur de la Martinique est son héritage historique avec le sentiment toujours aussi vivace que le béké domine car notre société est toujours calquée sur la société coloniale. Pourtant ça existe ailleurs et sans problème : Barbade par exemple
    Mais en allant plus loin au Bahamas des mouvements contestataire de la population noir sont apparu récemment.

    4- La société est toujours basé sur la notion de groupe ethnique ... pire on valorise plus un groupe que l’autre de sorte qu’on finit même par avoir une ségrégation au sein même de la population noir qui enfait n’est pas si homogène.

    - Le malheur des békés quant a eux est d’être des héritier d’un passé sombre, le pire c’est que « ça se voit » (couleur de peau) ce qui accentue d’avantage le sentiment d’ordre colonial toujours prépondérant.
    Pour couronner le tout en haut de l’echelle sociale trouve des békés. "Patron" "Boss" "Supérieur" sont les mots utilisés ... Pourtant il y a aussi des noirs mais eux "on ne les voit pas" ce sont des cibles moins faciles.
    Pourquoi je parle de cible ? parce que bien au delà de la question békés il y a la question social dont le cas béké n’est enfaite qu’une particularité.
    La cible est celui en haut de l’echelle, c’est là qu’on trouve le patron mais aussi parfois le "pwofiteur". Car il n’existe pas assez dans le monde du travail de dialogue social (pas tout les patrons sont honnête) on finit par oublier l’esprit d’entreprise le salarié ne sent pas acteur mais asservi au travail pour pouvoir subvenir à ses besoins (et dieu sait à quel point la société de consommation amplifie ces besoins), il se sent pas acteur non plus du développement de son pays car "tout" fini dans les poches du profiteur.
    Je parlais de la Barbade, je parie que le patriotisme permet de maintenir un dialogue social .. au nom de la nation, du développement du pays.

    Réagissez si vous voulez ... si la question ne vous gène pas.

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  • Tous foyalo-ppm ?? 30 décembre 2011 18:54

    En effet, je ne comprends pas pourquoi on parle autant de DARSIERES !

    Cet homme n’était que peu aimé de la population martiniquaise et hors du cercle privé et partisan du PPM ( ou plutot d’une partie du PPM ).

    Cet homme semblait froid et tellement éloigné du peuple contrairement à Césaire.

    Oui c’était un intellectuel du PPM, mais bon, de la à faire autant de foin et autant de propagande en nous faisant croire qu il a sauvé la Martinique en étant un batisseur ??!!

    Pourquoi ne pas rappeler qu il a ruiné la Région en dilapidant l’argent public. C’etait un bon avocat, un bon cadre supérieur de parti mais un tres tres mauvais gestionnaire !

    Il faut être objectif et ne pas réécrire l’histoire et tendre l’oreille vers la population hors PPM et hors fort de france !

    Oui en effet, il y a des gens en Martinique qui ne sont pas PPM et ni Foyalais messieurs et dames les " jaournalistes "

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    • Tous foyalo-ppm ?? 31 décembre 2011 03:09

      Je ne vois guère, moi non plus, ce que Darsières a apporté à la Martinique et comprends mal, moi aussi, tout ce ramdam fait autour de son nom.

      Je lui reconnais toutefois une qualité personnelle, celle d’avoir été un redoutable débatteur et d’avoir tiré profit de cet avantage pour écraser tous ceux qui lui étaient opposés dans des joutes verbales. Je me rappelle les débats télévisés les soirs d’élection. Même quand il avait perdu, il enfonçait irrémédiablement ceux qui osaient s’opposer à lui.

      Dans cet exercice qu’il dominait avec un rare talent, il était servi par quatre choses : sa culture intellectuelle (il était docteur en droit), son éloquence d’avocat, sa remarquable connaissance de la culture populaire martiniquaise et enfin sa suffisance de grand mulâtre que rien n’impressionnait.

      De ce point de vue, nul dans le personnel politique d’alors ne lui arrivait à la cheville, sauf peut-être Miguel Laventure. Et personne ne l’a, depuis, remplacé à ce niveau. Grâce à ses prouesses de débatteur, grâce à sa capacité d’intimidation et grâce au soutien de Césaire, il sera parvenu aux postes les plus importants du pouvoir en Martinique alors même que la population ne semblait guère l’aimer. Ce qui est en soi un exploit !

      A ce niveau de maîtrise du verbe politique, je ne lui vois que deux équivalents dans l’histoire martiniquaise, avec toutefois la capacité à susciter l’adhésion en plus : Marius Hurard et Joseph Lagrosillière (dont Darsières a d’ailleurs écrit la biographie).

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      • Tous foyalo-ppm ?? 31 décembre 2011 11:22, par Marie Optionelle de l anonyme.

        C est extravagant, tout de même, Olivier Jean Marie publie une photo remémorant la plantation d un courbaril sur laquelle se trouvent 6 personnes, et l attention est cristallisee sur Camille darsieres pour le dénigrer et le traiter de mulâtre arrogant. Oh mon dieu, le système colonial est d une effrayante efficacité. Montrez la lune ( une ambition de réconciliation, une analyse d un apparent échec, le désir d aller plus loin,) et voila qu il semble bien plus excitant de dénigrer le mulâtre, le dénigrement du beke semblant peut être implicite ou censure, quant a celui du nègre, il est décomplexe, celui ci n a aucune qualité pour tempérer son "complexe". mes aïeux !

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  • Aimé Césaire, Bernard Hayot, et le Courbaril 31 décembre 2011 10:58, par Obéro

    Qui dit Monsieur l’anonyme que le « partage équitable » des terres signifie nécessairement l’éparpillement du foncier ? Il peut très bien se faire au bénéfice de la réserve foncière régionale existante depuis 1984. Laquelle aurait eu un plus de disponibilité pour, comme elle le fait déjà, la location de parcelles à des jeunes agriculteurs qui souhaitent s’installer. Concernant la structure foncière et plus particulièrement sa distribution socio ethnique, il faut être honnête. Il y a, vous le savez très bien, une très forte inégalité : les békés représentent approximativement 1% de notre population et possèdent presque autant de terre que l’ensemble des autres agriculteurs. Cela, pas plus que leur rôle prépondérant dans « notre » problématique économie, ne fait d’eux des « boucs émissaires ». Ce sont des compatriotes, des acteurs économiques incontournables et des partenaires sociaux à respecter mais avec qui on ne doit pas se priver en ces temps de récession de négocier sereinement mais fermement les questions qui font problème et tout particulièrement le changement de modèle économique et le partage équitable des terres. Qui prétend que ce ne sont pas là des questions de fond décisives pour l’avenir ? La Nouvelle Gouvernance et ses alliés de Droite ? Si oui, alors pourquoi avoir fait venir E.MORIN et l’avoir autant médiatisé ?

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    • Obéro, les blancs représentent environ 1% de la population sud africaine, ils détiennent 85% de l’économie de ce pays.
      Mandela a dit aux noirs à son arrivée au pouvoir : "sans la minorité blanche, notre pays serait un pays misérable, alors unissons nous au lieu de nous haïr".
      Combien de pays africain et malgré des richesses naturelles en abondance sont en mesure d’organiser une coupe du monde aussi éclatante que l’Afrique du sud ?
      Je suis noir, mais dans ma famille il y a des coolies, des métis, et c’est le cas de 100% des familles martiniquaises, si nous commençons à stigmatiser à vouloir dépouiller un groupe éthique, cela partira en vrille dans cette île.

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  • Aimé Césaire, Bernard Hayot, et le Courbaril 31 décembre 2011 21:33, par Obéro

    Vous avez lu dans mes propos quelque chose qui ressemble à une stigmatisation de type raciste ? Poser une exigence de justice sociale est devenu aujourd’hui avec la "Nouvelle Gouvernance" un acte raciste ? On notera les posts interlopes sous anonymat des habituels croisés et alliés et leur peur d’assumer un acte de parti qui se voulait hautement symbolique : la mise en terre d’un courbaril par A.CESAIRE et B.HAYOT.

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    • Obéro, la seule chose que je reproche aux békés, c’est d’aimé trop la Martinique, c’est leur plus grand tord, car en investissant dans l’île, ils attirent les foudres des négristes.
      Je suis du nord de la Martinique, je connait des exploitants agricole noirs qui ont 50 à 200 hectares de bananes, qui ont vraiment les moyens, mais qui ont acheté des appartements en banlieue parisienne, comme ça ils sont tranquilles, pas de stigmatisation.
      Ils ont leurs villas en Martinique et rien d’autres, donc ils sont tranquilles.
      En Martinique, dès que l’on possède deux magasins, les marxistes fonctionnaires de tout poil déboulent pour réclamer le "partage", au nom de "la justice sociale".

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  • je salue,Bernard Hayot, cet homme discret , le premier beke qui su s entourer de collaborateurs de toutes origines,creoles , bekes,metros
    Sa reussiste au niveau international est un plus pour la Martiniq
    ue

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  • Aimé Césaire, Bernard Hayot, et le Courbaril 1er janvier 11:40, par rastabanana

    encore une preuve que la petite bourgeoisie noire locale est bien loin des intérêts communs des martiniquais.
    lu ailleurs, illustration d’une Fable "l’argent, le mulâtre, le nègre et l’opportuniste"

    Les békés font leur business, où ils ont le foncier, le monopole, les facilités bancaires, les subventions, le plus facilement, c’est tout....après les plus intelligents avec les bénéfices tirés ici investissent ailleurs.
    Ils n’hésitent pas pour cela à cannibaliser les autres békés plus faibles alors cessons avec cette relation affective sur le rôle du béké.
    Bizarrement les békés ne réussissent pas ailleurs quand ils partent ruinés d’ici, on les retrouve noyé dans le reste de la population ayant des emplois de salariés, instit, infirmiers, comme n’importe qui.
    Preuve s’il en est du fantasme du béké investisseur, c’est simplement les conditions favorables ici pour certains qui le permettent.
    les nègres qui peuvent se payer des bonnes écoles, des bonnes études et ont des parents ayant les moyens de garantir des prêts ou de leur donner de quoi démarrer , réussissent aussi, comme des fils de békés dans les mêmes conditions sociales.
    Faîte de l’agriculture sans foncier....chiche !!

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  • Aimé Césaire, Bernard Hayot, et le Courbaril 1er janvier 12:52, par Obéro

    Informez-vous, Monsieur le défenseur anonyme des patrimoines békés, et, surtout, ne désinformez pas nos compatriotes. Une bonne part des investissements békés se fait ailleurs qu’à la Martinique. Et, sauf si les choses ont changé ces dernières années, bon nombre de békés sont propriétaires de résidences secondaires à Miami ou en Europe. La question que je me pose est celle de « votre motif pour agir » - la désinformation et la déformation des points de vue adverses, comme diraient les juristes.

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    • Obéro, c’est vrai, 80% du chiffres d’affaire du groupe Hayot est à l’international, mais il faut savoir ce que nous voulons car lorsqu’ils investissent en Martinique on parle du monopole des békés, s’ils achètent des biens ailleurs, on s’offusque.
      Je ne suis pas le défenseur des békés Obéro, je constate simplement que dans ma région du nord de la Martinique, il y a des exploitants noirs qui ont du pognon, mais qui se contentent de faire que de la banane au lieu de diversifier leur activité.
      Ils peuvent par exemple se regrouper et reprendre l’exploitation de l’hôtel Kalenda, je suis sûr que la Région leur apporterait un soutien financier.
      Ils pourraient reprendre par exemple les activités du groupe Lancry qui est en faillite, au lieu que ce soit encore le groupe Parfaite qui est pressenti.
      Je ne défends pas les békés, je demande aux noirs d’avoir un peu plus d’audace.

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  • Aimé Césaire, Bernard Hayot, et le Courbaril 1er janvier 12:57, par Marie Optionelle de l’Anomyme.

    Je crois, en effet, qu’il faut se réjouir de la mise en terre de ce pied de courbaril, par des hommes de bonne volonté (ça manque de femmes, mais bon) et le voir comme un pas dans une construction commune, qui ne dépend que de nous.

    J’y reviens, mais voyez vous, je suis un peu obsédée par le code noir, car il a régi pendant 163 ans la colonie, (jusqu’en 1848) et nous n’avons passé le cap des 163 ans d’abolition du code noir que cette année.

    1848-1685 = 163
    2011-1848 = 163

    163-163 = 0

    C’est important voyez vous, mais personne, aucun historien, ne parlons même pas des "politiques" n’y prête la moindre attention.

    Vraiment, je trouve cela significatif.

    l faut pourtant le lire, et peser la force de son article 6 (version de 1724)

    Article 6

    Défendons à nos sujets blancs de l’un et l’autre sexe de contracter mariage avec les Noirs, à peine de punition et d’amende arbitraire ; et à tous curés, prêtres ou missionnaires séculiers ou réguliers, et même aux aumôniers de vaisseaux, de les marier.

    Défendons aussi à nos dits sujets blancs, même aux Noirs affranchis ou nés libres, de vivre en concubinage avec des esclaves. Voulons que ceux qui auront eu un ou plusieurs enfants d’une pareille conjonction, ensemble les maîtres qui les auront soufferts, soient condamnés chacun en une amende de trois cents livres.

    Et, s’ils sont maîtres de l’esclave de laquelle ils auront eu lesdits enfants, voulons qu’outre l’amende, ils soient privés tant de l’esclave que des enfants, et qu’ils soient adjugés à l’hôpital des lieux, sans pouvoir jamais être affranchis.

    N’entendons toutefois le présent article avoir lieu, lorsque l’homme noir, affranchi ou libre, qui n’était pas marié durant son concubinage avec son esclave, épousera dans les formes prescrites par l’Église ladite esclave, qui sera affranchie par ce moyen, et les enfants rendus libres et légitimes"

    Cet article est la seule raison pour laquelle Bernard et Stéphane HAYOT sont encore très blancs et sont ainsi perçus comme des personnes différentes des 4 autres qui sont sur la photo.

    Alors que ce sont 6 MARTINIQUAIS "pur jus"

    Notez que cet article 6, inséré dans un code dit "noir", régit "nos sujets blancs de l’un et l’autre sexe", avec la punition suivante :

    "Voulons que ceux qui auront eu un ou plusieurs enfants d’une pareille conjonction, ensemble les maîtres qui les auront soufferts, soient condamnés chacun en une amende de trois cents livres.

    Et, s’ils sont maîtres de l’esclave de laquelle ils auront eu lesdits enfants, voulons qu’outre l’amende, ils soient privés tant de l’esclave que des enfants, et qu’ils soient adjugés à l’hôpital des lieux, sans pouvoir jamais être affranchis."

    Punition qui s’est , code noir aboli, transformée en exil social de sa "caste" du beke franchissant la ligne ( voir texte de Jean-Luc DE LA GAURIGUE dans le numéro des temps modernes consacré au mouvement de février 2009. )

    Je ne suis pas une spécialiste du droit de la colonie, mais je regrette, que jusqu’ici, peu nombreux soient ceux qui s’y sont penchés.

    Il existe une thèse, écrite par F. Chauleau, (avocat Martiniquais) "Essai sur la condition servile à la Martinique (1635-1848). Contribution à l’étude de l’ineffectivité juridique, thèse Droit, Paris, 1964. "

    Espérons que cette année zéro + 1 sera le début de la lucidité et de la sérénité que permettra une Etude en profondeur de l’histoire de notre pays et des hommes et femmes qui l’ont faite.

    Cessons de détourner le regard de notre histoire.

    Bonne année 2012 à Tous les Martiniquais, l’avenir nous appartient !

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  • Aimé Césaire, Bernard Hayot, et le Courbaril 1er janvier 19:45, par Marie Optionnelle de l’Anonyme

    Aurais-je le dernier mot ? mon propos est il tellement insignifiant qu’il n’appelle aucune contradiction ?

    Peut être, en tout cas, ce que je veux dire c’est que le problème béké ne tient pas tant, à mon sens, à ce qu’ils contrôlent une partie très significative de l’économie, mais que ce faisant, ils forment un groupe qui n’est pas mélangé au reste de la population.

    Et que personne ne se demande ( vraiment) comment cela est arrivé, et pourquoi, 163 ans après l’abolition du Code noir, si peu de choses ont changé.

    Je ne ferai pas de procès au "békés", je sors simplement le "dossier" ( une partie) qui les a enfermés dans cette couleur.

    la lecture, notamment du code noir est aussi intéressante pour décoder de nombreux comportements perdurant encore :

    - successions laissées à l’abondon,

    Article 22

    Déclarons les esclaves ne pouvoir rien avoir qui ne soit à leur maître ; et tout ce qui leur vient par industrie ou par la libéralité d’autres personnes ou autrement à quelque titre que ce soit, être acquis en pleine propriété à leur maître, sans que les enfants des esclaves, leur père et mère, leurs parents et tous autres libres ou esclaves puissent rien prétendre par succession, disposition entre vifs ou à cause de mort. Lesquelles dispositions nous déclarons nulles, ensemble toutes les promesses et obligations qu’ils auraient faites, comme étant faites par gens incapables de disposer et contracter de leur chef.

    on met souvent en article emblématique du Code noir l’accent sur le caractère "meuble" de l’esclave, alors qu’une lecture fine du code noir permet d’autres décodages, quant à la plongée dans l’histoire.....

    Je vous y invite, en espérant que notre histoire sortira de l’instrumentalisation politique pour être lue sans objectif prédéfini, juste pour savoir, juste pour comprendre.

    Amitiés

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  • Aimé Césaire, Bernard Hayot, et le Courbaril 2 janvier 09:09, par Marie Optionelle de l’Anomyme.

    Oh mon dieu, j’ai oublié Eric de Lucy !. Autant pour moi ( ah vraiment, je ne fais pas attention à la couleur de peau) ! toujours rien à contester ! parfait, ma parole est donc d’argent.

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  • A propos des successions laissées à l’abandon, ( voir article 22 du code noir...et blanc) je découvre que ce regrettable atavisme ne "frappe" pas que les "descendants" des hommes et femmes réduits en esclavage, mais , d’une certaine façon,aussi ( licitation, et pas partage) les "descendants" des hommes et femmes élévés au rang de maîtres, lesquel, avant cette ascension, étaient des colons, sujets du roi, envoyés aux Antilles pour faire fructifier le sol, et les terres non cultivées devaient ( en théorie) revenir à la couronne, pour être redistribuées aux nouveaux colons, heritiers présents ou non, règle qui semble t il a étét consciencieusement mis en échec par les colons... on les comprend , qui voudrait ne rien laisser à ses enfants ??? donc, au prix d’un rapide raccourci, je vous le concède, le "partage" des terres , ou la "redistribution" des terres est donc une très vieille idée, qui trouve une origine dans le système colonial même, lequel faisait abstraction de l’humain ( et de la descendance, l’héritage, le droit à la paresse) , dans une logique purement productiviste... les thèses actuelles de la redistribution poursuivent un idéal de justice...auquel on oppose un idéal productiviste...et les hommes,les pères, les fils, les mères, les filles, la famille, le "droit à la paresse", dans tout ça ?

    Vous avez les réponses ? moi j’ai des questions.

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