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Alfred Marie-Jeanne et Serge Letchimy : Du Premier consul à l’Empereur

Publié le 07/03/2010

Yves-Léopold Monthieux dressait dans son ouvrage "Contres chroniques de la vie politique martiniquaise" les portraits distincts d’Alfred Marie-Jeanne, et de Serge Letchimy. Il nous a paru intéressant de lui proposer de rédiger son portrait croisé des deux principaux prétendants à la présidence du Conseil Régional de la Martinique, en ce mois de mars 2010. Une exclusivité www.politiques-publiques.com

Alfred Marie-Jeanne et Serge Letchimy : Du Premier consul à l’Empereur

" Lorsqu’en 2001, déjà président de la Région, AMJ se présente à l’élection municipale de Fort-de-France, il a un objectif précis : il veut faire mieux que Césaire, devenir le seul patron de la Martinique. Il croit trouver dans la bataille de succession du maire l’occasion de s’emparer de la place forte électorale de Fort-de-France. C’est alors qu’arrive un jeune candidat qui, dans une unanimité retrouvée du PPM, vient déjouer ses plans. Serge Letchimy se croit-il déjà à ce moment-là, comme son aîné, en un destin « national » martiniquais ? Cet homme encore jeune a commencé à écrire un ouvrage au titre sans complexe : « Discours sur l’autonomie ». Pour l’instant, il a deux missions avérées : redorer le blason d’une ville en difficulté et sauver le parti dont certains observateurs, non sans légèreté, annoncent la mort prochaine.

En devenant maire de Fort-de-France, Serge Letchimy rattrape d’un coup trente années de retard de notoriété politique sur Alfred Marie-Jeanne qui est de vingt ans son aîné. Sa victoire lui donne même un ascendant politique sur le patron du MIM. Ainsi, en tentant d’occuper le fauteuil de Césaire, Alfred Marie-Jeanne élève bien involontairement Serge Letchimy à sa dimension et se fabrique son plus dangereux rival. En voulant rattraper Césaire, il se fait rattraper par le successeur de Césaire.

Alfred Marie-Jeanne se fait rattraper par le successeur de Césaire.

Le débat pour le leadership martiniquais vient donc de désigner ses deux protagonistes. Des stratégies différentes les opposent, dictées d’abord par le calendrier biologique. L’un est pressé car le temps se fait court, tandis que l’autre peut agir dans la durée. L’un doit faire des coups pour franchir les étapes, l’autre se donne du temps pour peaufiner sa stratégie. Mais l’impatience du premier à s’inscrire dans l’histoire le conduit à s’empaler sur le projet précipité d’autonomie statutaire du 10 janvier 2010.

En face, le maire de Fort-de-France, patient, n’a pas pris le risque de ternir son premier succès par une précipitation inopportune sur le premier mandat venu. Il passe son tour aux législatives suivantes et se fait représenter aux régionales de 2004 qu’il sait devoir lui échapper. Devenu député en 2007, il prend part au débat institutionnel que lui impose son impatient rival mais dès avant le succès attendu il croit le moment venu, avec les prochaines élections régionales, de porter l’estocade contre Alfred Marie-Jeanne. Depuis trois ans déjà, il aura mis de l’ordre dans le parti en poussant Claude Lise vers la sortie : on n’exclut pas au PPM, on vous ouvre la porte. Ressemblance avec le MIM, on ne vous jette pas, on vous oublie : Garcin Malsa, Marc Pulvar, Georges Négouai …

Le troisième consul malmené par les ambitions des deux autres

L’opération anti-Lise met en évidence la détermination, la persévérance et l’obstination du successeur de Césaire. La fidélité aussi, ostensible à Césaire, silencieuse à Darsières. Un regard qui vire facilement au noir, et qui paraît toujours exprimer une volonté. Son sourire comme ses rictus paraissent toujours vrais et ses émotions non dissimulées. Susceptible, il n’est pas ce qu’on peut appeler un hypocrite. A l’inverse, les colères d’AMJ sont spectaculaires, mais elles sont plus sonores que noires. Son regard d’outragé est souvent plein de ruse et de malice. Ce n’est pas non plus de l’hypocrisie, mais du jeu.

Claude Lise fait les frais des intérêts croisés de deux ambitions. Quand Alfred Marie-Jeanne ouvre spontanément les bras à son collègue du conseil général, c’est d’abord l’homme de la division du PPM qui l’intéresse. Les deux leaders ont parfois des intérêts proches et en jouent. L’un veut la disparition politique de Claude Lise, l’autre souhaite seulement l’affaiblissement politique de celui qui peut encore lui amener les votes à main levée des maires-conseillers généraux. Le patron du MIM livre à la presse le nom de son candidat aux élections sénatoriales : c’est Claude Lise. C’est donc un cadeau empoisonné : « Vous voyez, disent ses ennemis, Claude trahit le PPM, il a rejoint Marie-Jeanne ».

Le pragmatisme du professeur et l’idéologie de l’ingénieur

Les deux rivaux se distinguent également par leur formation. L’expérience professionnelle de Serge Letchimy le rend proche de l’entreprise. C’est nouveau dans la politique, cela change de la population de fonctionnaires ponctués de « professions libérales ». Il n’est pas un patron comme Yann Monplaisir ou comme l’avait été Max Elizé, ce qui lui eût compliqué la tâche pour devenir maire à Fort-de-France. Mais ses activités antérieures, ses contacts et ses amitiés l’ont initié à la culture du résultat. Une culture qui ne fait pas partie de celle du PPM : c’est la grande faiblesse de ses anciens. Mais le monde de l’entreprise s’inquiète néanmoins des certitudes idéologiques du chef de parti, un authentique homme de gauche, qui s’estime encore sous régime colonial et se prononce en faveur de « l’Autonomie de la nation martiniquaise ». En revanche, même si au plan économique Alfred Marie-Jeanne affecte l’ignorance du fonctionnaire, le professeur indépendantiste obéit à une ambition, la sienne, pas à une idéologie. Ses citations sont puisées dans le peuple et dans la mémoire de celui-ci, pas dans les livres. Le patron du MIM n’a pas de référent et n’est le fils spirituel de personne. Mais il le dit lui-même, il fait de la politique, pas de l’économie. Une image lui va comme un gant : il gère en bon père de famille, il gère la région comme une grande commune.

Le vote-plébiscite du 10 janvier 2010 rangé au magasin des accessoires

Une carte essentielle est en train de se jouer. La vie politique martiniquaise est dirigée par trois hommes en une manière le Consulat. Nous connaissons le Premier consul, l’empereur est peut-être pour demain. Il ne sera sans doute pas celui qui s’y voyait déjà. En effet, l’homme du « 74 dans 6 ans » a dépossédé l’homme du « 74 immédiat » de son projet d’autonomie, comme il pourrait avoir privé de leur succès les hommes et les femmes de l’article 73. Serge Letchimy a su rallier à son panache de vainqueur annoncé des alliés de toutes tendances accourus de toutes parts : autonomistes, indépendantistes, départementalistes, pro-français, anti-français, nonistes, double nonistes, ouiistes, double ouiistes, 73zistes, 74zistes. Un empire.

Comme s’il avait été contraint de déposer les armes, le très départementaliste sénateur Serge Larcher, l’allié circonstanciel, lui aussi, du PPM, se résigne à reconnaître publiquement que « le débat institutionnel n’est pas clos ». Il fait mentir le président de la république et sursauter les « double-nonistes ». Le vote-plébiscite du 10 janvier 2010 pourrait bien avoir déjà été rangé au magasin des accessoires. "

Yves-Léopold Monthieux

vendredi 5 mars 2010

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  • Excellente analyse !!! YLM se bonifie avec le temps.

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  • Et, que doit-on déduire de cette comparaison ? Je pensais à une conclusion où l’auteur se serait mouillé un peu plus.

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  • TRES BONNE ANALYSE QUE DE CHEMIN DONC JAMAIS 2 SANS 3 APRES LA VILLE DE FDF DEFAITE CONTRE LETCHIMY/DEFAITE POUR LE 74 ET BIENTOT DEFAITE AU REGIONALE

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    • Un seule petite érreur,quoiqu’affirment certains ,le dossier du 74 est clos.

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      • erreur ! 8 mars 10:02

        Sauf à dire que M Letchimy aurait menti aux Martiniquais avec sa 3ème voie, le débat statutaire n’est pas clos. Donc dans 5/6 ans, comme il l’a promis, les martiniquais seront de nouveau appelés à voter sur un article 74 modifié, sur ses recommandations

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        • erreur ! 8 mars 18:30

          Allons ne tombons pas dans la pleurnicherie orientée...

          Désolé ,mais ce n’est pas ce qu’a déclaré le président de la république à son passage en Martinique .

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          • Toujours pas clos ! 9 mars 22:24

            Moi je me base sur ce qu’a dit M Letchimy. Ce n’est pas clos. C’est le principe de la troisième voie. Dans combien de temps ? Cela n’a pas encore été précisé. Mais il le fera quand la révision constitionnelle qu’il suggérera sur le 74 sera acté. Donc pas Clos

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      • Non il n’est pas clos. Dire le contraire, signifierait que M Letchimy aurait menti aux Martiniquais. Dans la formulation de sa troisième voie, il prévoit une phase d’expérimentation, via les habilitations, d’une durée qui sans être précise, serait de l’ordre de 6/7 ans. Au terme de cette phase nous serons de nouveau appelés à voter sur un nouvel article 74 modifié. C’était ça le sens des pancartes levés lors du congrès et réaffimé par lui. M Manscour en disant, lors de son ralliement à la liste de M Letchimy, que le débat est terminé n’émettait que son avis strictement personnel, pas la position du PPM

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  • Oui...., mais ....Letchimy ne me parait pas être imbibé de la culture du résultat !! Depuis le temps qu’il est aux commandes de Fort de France, je vois un tas de choses commencées non finies... Donc, résultats ?

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  • Tous martiniquais pourtant. Qui sera le vrai gagnant de cette bataille ? Voilà ma conclusion !

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  • Cela ne m’étonne pas D’YM,son analyse est fine et juste en nous invitant à la réflexion. Pas besoin de conclusion chacun doit pouvoir la faire dans son for intérieur.

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  • Trés bonne analyse des personnages. Cela va aider certains à déterminer leur choix s’ils ne connaissaiont pas "l’historique" ? Les commentaires précedants demandent des conclusions : "vous attendez encore qu’on vous donne à becter ?" C’est à vous de prendre votre décision avec les infos qui vous sont données. YvL

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  • cette réflexion m’amène à penser cette phrase de Talleyrand qui tombe a pic : " En politique, il n’y a pas de convictions, il n’ y a que des circonstances"... A méditer...

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  • Cela confirme mes convictions : "pas de place pour ceux qui écrasent leurs ainés, non pas pour les idées qu’ils portent mais par ambition".

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  • Cet essai politique vaut par la pertinence de ses analyses et l’audace de la comparaison, plus que par le titre qui nous renvoie au "Mallet & Isaac" de notre scolarité franco-républicaine. Mais j’en félicite l’auteur qui donne de la perspective historique et des clés de compréhension "personnalisées".

    Entre les lignes, j’y ai lu que Serge Letchimy est désormais l’homme de la situation, que sa stratégie du bon sens et sa capacité à fédérer, à assumer l’héritage tout en sublimant les divisions, que sa vision de la Martinique et sa connaissance pratique de la société (dans toutes ses strates ...), lui valent désormais de détenir les rennes de l’avenir.

    Car si Alfred Marie-Jeanne a voulu régler son compte avec l’Histoire, la Martinique souhaite désormais moins d’idéologie et plus de pragmatisme, mois d’aventurisme et plus de réalisme. De la participation, par d’imposition ... N’est-ce pas l’enseignement premier des consultations de janvier-février ? Mais au royaume des borgnes ...

    Alors va pour Letchimy !!! Fort-de-France a été un véritable laboratoire de développement, la CACEM un terrain d’organisation pluriel ; Puisse avec lui la Martinique devenir un pays de responsabilité, un pays de dignité, porteur d’une identité, respectueux d’une nature, et capable d’initiative !

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  • Et la lumière fut... C’est quoi ce rêve là... C’est quoi, le PPM a le monopole du savoir en 2010... Le reste c’est des couillons ? Les médias français mentent alors ?

    Le MIM ne repose que sur l’idéologie de son leader ? cr-martinique.mq avanconsenconfiance.com Constatez l’idéologie...

    avanconenconfiance.com, ce sont : les orientations qui ont porté leur fruit le bilan, les orientations futures de l’équipe des patriotes et sympathisants Martiniquais conduite par Alfred Marie-Jeanne.

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  • la conclusion est bien une conclusion d homme de droite qu’est YLM, qui preche pour sa chapelle mais à quelques détails près que je partage pas, l analyse reste acceptable...et confirme mes opinions progessistes et mon vote pour Serge Letchimy, qui l homme du moment destinée remarquable par son histoire personnelle et son parcours exceptionnelle exemple pour une jeunesse que le travail, la conviction, les valeurs , etre au service et non se servir sont importants pour se realiser. car beaucoup parle de SL sans vraiment connaitre l homme mais on est a l ère de la communication donc profusion de connaisseurs en tout genre mais avec l avantage que cela nous permet d aiguiser notre sens critique, merci YLM d y contribuer !!

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  • quand les aines s accrochent au pouvoir sans tenir leur parole, ainé ou pas, la parole de lhomme fait l homme donc AMJ mérite d etre critiqué et meme le peuple est en droit de lui signifier la sortie..

    l age etait synonyme de sagesse a une epoque mais aujourd hui "la valeur n attend point le nombre des années"

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    • Serge Letchimy se prend pour un jeune à 57 ans ? Très bien, prenons-le au mot.

      Comme Serge Letchimy est jeune, les Martiniquais attendront qu’il ait fait ses preuves et qu’il ait su gérer une collectivité plus petite que la Région, à savoir la ville de Fort-de-France, avant de lui donner des responsabilités plus grandes. D’ailleurs, il y a peu, il était contre le fait que la Martinique ait plus de responsabilités... Cela s’applique aussi à lui, non ?

      Je m’adresse cette fois à Serge Letchimy en personne :

      Serge Letchimy, n’oublie pas que le grand homme qu’est Alfred Marie-Jeanne ne s’est présenté aux élections régionales qu’après de nombreuses années au service de sa ville et de ses habitants, et parce qu’il savait qu’il laissait à ses adjoints une ville en parfaite santé financière...

      Serge Letchimy, toi-même tu le dis, tu es jeune, cela signifie que tu peux encore attendre. Essaye d’abord de redresser ta ville (que tu veux laisser à peine deux ans après avoir été élu pour un second mandat) et si l’expérience est concluante, peut-être que les Martiniquais te donneront plus de responsabilités.

      Pour l’instant, sois moins ambitieux (tu es à ton âge député et maire de la capitale de la Martinique, cela ne suffit pas à ton ego surdimensionné ?) et admets que non seulement tu n’es pas encore prêt (tu es trop jeune) mais encore que ta ville qui est en surendettement jusqu’en 2031 voire plus, a encore besoin de toi (il faut la sauver !)...

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  • cette analyse n’est pas neutre et oublis beaucoup des défauts de Monsieur Letchimy... N’oublions pas qu’il est mauvais gestionnaire et que la crise mondiale est bien due en partie au fait qu’il paraît normale maintenant de dépenser de l’argent qu’on a pas... Il a mis de la poudre aux yeux en commençant plein de choses à FdF, C’est certainement ce qu’il fera si il a la région, pendant deux ans il va endetter pour éblouir ! aujourd’hui rien est fini et la ville de FdF est dans un état toujours aussi catastrophique. De plus il ne fait pas de l’honnêteté une de ses qualités, et fait de la politique un ring à coup bas. vérifiez ses propos avant de les croire... AMJ est un peu grognon, mais il est honnête et pragmatique.

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  • Je ne comprend pas que l’on puisse encore vouloir de AMJ à la tête de notre Région. Que faut’il encore pour que vous soyez éclairé ! un homme qui dans sa commune a toujours laissé un excédent de 8M d’euros, mais commune dans laquelle ne se trouvait aucune crèche, ou il a fallut des années pour avoir un stade neuf, longtemps après des communes comme Grand-Rivière ou Macouba.S’agissant de la Région : un homme dont la gestion est surtout de ne rien dépenser magré un taux de chomage exceptionnel, un homme qui gouverne par la crainte, un homme qui n’a songé qu’a lui même et non a la Martinique puisque son parti ne le survivra pas.Un homme qui préfère répondre non a une demande d’aide de coopération pour un jeune Martiniquais qui poursuit des étudesà l’étranger, tout en donnant des centaines de milliers d’euros à l’extérieur (Dominique etc)

    En face un homme dont la politiqe depuis qu’il est apparu est linéaire, il a refusé un mandat de Député au début de sa carrière de Maire, alors que d’autres changeait de casaque au gré du vent ainsi sont-il aujourd’hui qui l’eut cru le meilleur ami d’un Président francais. Serge L. créateur dans son ame laissera une large trace dans Fort de france par ses réalisations qui avancent qu’on le veuille ou non ! DEMAIN C’EST AUTOUR DE NOTRE REGION Les foyalais et les Martiniquais le savent !!!

    TOUTES CES RAISONS NOUS POUSSENT A VOTER SERGE LETCHIMY

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    • entierement d accord avec toi je viens de lire le tract du syndicat des salaries de f de fce AMJ arrive à se mettre les syndicats à dos bravo le metisse car ce n est pas un chabin

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      • Tu sais, Naomie, les agents municipaux ne sont pas si libres que cela de dire ce qu’ils veulent car au PPM, les élus, militants et sympathisants retiennent toutes les personnes qui ne les ont pas soutenus... Il y a des personnes à Fort-de-France qui me disent : "man ké voté Marie-Jeanne, mé man ké di tout moun man ka voté letchimy pass man pa ka oubliyé i ké rété mè moin apré vote ta a, man pa lé ni pwoblèm épi-y ni épi ti chabine li..." Est-ce que c’est normal, cette terreur que le PPM fait naître dans la population au point qu’elle n’ose pas afficher ses positions car au cas où... ? Tout le monde sait que Catherine Conconne est rancunière et ne pardonne pas si elle sait qu’une personne n’a pas voté pour son parti... Normal que les agents municipaux soutiennent leur Maire : c’est souvent le cas dans toutes les villes, surtout lorsqu’il s’agit d’emplois électoralistes... Les employés qui ont bénéficié de tels emplois sont voués corps et âme à leur Maire par une reconnaissance éternelle... Le PPM semble oublier qu’il n’y a pas que Fort-de-France qui vote et même sur Fort-de-France, il y aura d’énormes surprises.... car le scrutin est secret et il n’y a pas de caméra dans l’isoloir...

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    • Quelles réalisations financées par la ville qui avancent ?

      A mon avis, mieux vaut un gestionnaire prudent qui investit avec ses moyens, petit à petit mais sûrement, qu’un homme qui a des projets pharaoniques mais qui ne peut en réaliser aucun parce qu’il a endetté sa ville.

      Résultat de cet endettement : les impôts à Fort-de-France sont les plus élevés de l’île (le Foyalais paye de sa poche cet endettement), les salaires des agents municipaux ont été gelés, le budget de la ville de Fort-de-France a baissé, les travaux que la ville a commencés ne peuvent être achevés faute d’argent, les entreprises qui travaillent pour la ville ne sont pas payés (ce sont des milliers de familles en difficulté), les banques ne lui font plus confiance...

      Au début de son mandat en 2001, Serge Letchimy avait annoncé 21 projets pour le 21ème siècle. Combien en a-t-il réalisés ? Les rares projets qui ont vu le jour à Fort-de-France en 9 ans, de 2001 à 2010, ont été financés en grande partie par d’autres collectivités (ex. : le malecon, le stade Aliker à Dillon, etc.) ou des capitaux étrangers...

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  • Dans l’histoire française, la période du Consulat a laissé place, après un coup d’état, à l’Empire qui a trahi les idéaux révolutionnaires et laissé place à une dictature.

    Cet Empire a été marqué par de nombreuses guerres et, pour nous, le rétablissement de l’esclave. Alors l’allégorie de M Monthieux est plutôt quelconque ou de très mauvais goût.

    Que cet exercice, non sans quelques qualités, mais pour le moins orienté, car tend à réduire implicitement le choix des martiniquais à 2 noms, flatte des flagorneurs peu sourcilleux sur les moyens, soit. Mais, il est pour le moins curieux que quelqu’un de pointilleux comme M Dufrenot s’en satisfasse. Les temps ont sans doute bien changé. J’en déduit que certaines papillonacées affadissent l’exigence du raisonnement. Mais bon, l’empire finit à Waterloo !

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  • Voila donc les seuls arguments dévéloppés par ses adversaires contre Letchimy :
    - Il est PPM, donc il a coulé la région, la ville du marin...
    - Il a, en 8 ans seulement, endetté la ville de FdF, qui bien sur était parfaitement saine avant son arivée. La mauvaise foi n’a pas de limites. Les bulletins dans l’urne non plus.

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  • il existe en martinique encore de jeunes rétrogrades à l’esprit sclérosé qui au lieu d’analyser ds le fond les propos d’ylm regarde dabord s’il est de gauche ou de droite pour se fonder une opinion quelle tristesse. Que je sache YLM n’a jamais figuré sur aucune liste pour être èlu et cela gène beaucoup car cela lui confère justement une certaine notoriété surtout quand on connait les appétits féroces pour être sur une liste et surtout en bonne position pour être élu YLM continue on a besoin de ce son de cloche non orienté non dicté par tel ou tel groupe politique non assujetti au plat de lentilles... GUY

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  • A tous,

    Ce papier s’est voulu objectif, il n’est pas forcément neutre. Je vise d’autant plus l’objectivité dans ce genre d’écrit que j’ai toujours une opinion : la mienne propre. Ceux qui me connaissent ou me lisent le savent, j’essaie toujours d’aller au fond des choses, en prenant parfois des risques.

    Hormis les critiques que je qualifie de « militantes », vous ne mettez pas réellement en cause le sérieux et l’honnêteté de ce portrait. Par ailleurs, je le crois modestement, vouloir absolument retrouver la couleur politique de ma plume fait courir le risque de passer à côté de l’essentiel.

    Dans vos critiques, seul le mot « haineux » me gène vraiment, car j’ai de l’estime pour les deux hommes. L’un m’a toujours fasciné, il le sait ; j’ai vu l’autre à l’œuvre alors qu’il n’était pas encore en situation. Allez chercher de la neutralité dans ce propos.

    Dans l’ensemble, il n’y a qu’une chose à vous dire : merci.

    ylm

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  • Très bonne conclusion : est-on forcés de choisir un indépendantiste ou un autre ? Aucun ne mènera la Martinique ou il faut. Ce sont des ambitieux carriéristes. Il faut un serviteur du peuple, qui travaille pour le peuple, par pour ses propres intérêts, quels qu’ils soient... mais un homme politique comme ça existe-t-il ? Je l’espère !

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