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Chamoiseau : "Le Père de la Nation"

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Publié le 17/10/2010

Un texte surprenant pondu par Patrick Chamoiseau ...repris de manière tout aussi "surprenante" par le Président du PPM soi même !

LE PERE DE LA NATION par Patrick Chamoiseau

Il n’existe pour nous, en Martinique, qu’une question qui soit véritablement politique : celle de la responsabilisation.

L’idée de responsabilisation nous permet d’échapper aux écartèlements des vieux mots d’ordre (Assimilation, Autonomie, Indépendance) qui n’ont fait jusqu’ici que nous diviser, et en finale : nous paralyser.

L’idée de « souveraineté optimale » est ici précieuse : elle signifie que nous nous efforçons d’investir le maximum d’espaces de souveraineté qu’il nous sera possible, compte tenu de notre niveau de conscience collective et de l’état des forces politiques en présence.

Dans le monde contemporain, « souveraineté » signifie : non pas rupture, mais maîtrise des interdépendances qui nous sont nécessaires.

D’espace de souveraineté en espace de souveraineté (habilitations transversales, compétences élargies, statuts spéciaux…etc.), nous avancerons ensemble dans un processus de responsabilisation qui n’aura de limite que notre volonté seule.

Raisonner autrement, dans le cadre d’une Constitution française obsolète, qui ne connaît que la République une et indivisible ; ou qui n’admet que des populations, jamais des peuples ; qui force à choisir entre la néantisation de l’identité législative (Art. 73) ou la sanction colonialiste de toute reconnaissance d’une quelconque différence (Art. 74), reviendrait à s’en aller en marronnage dans le potager du maître.

Dès lors, celui qui parviendra, avec le souffle d’un idéal, l’énergie d’un projet, à mettre en branle ce processus de responsabilisation, cette liberté de conception, en entraînant avec lui, sans peur, sans renoncement, sans régression aucune, la majorité des Martiniquais, deviendra le père de la Nation.

Tout autre faible degré politicien (déresponsabilisation, agitation dans les urgences, logique de gestion, panacée économique ou paternalisme social) est voué aux oubliettes de nos histoires.

Patrick CHAMOISEAU

Cliquez ici pour lire les 22 commentaires

  • Chamoiseau : "Le Père de la Nation" 17 octobre 2010 01:53, par Ti Sec

    Et dire que Chamoiseau est l’un des plus proches conseillers idéologiques de Letchimy. Du rapiestage politique, voila ce que fait Letchimy. Si les autres n’étaient pas si mauvais, ou si moches, ou si vieux, ou les trois, il ne serait pas là où il est. Maire de fordeuf oui. Pas autre chose. Une belle conjoncture je vous dis...et de beaux coups de pouce au "moins mauvais d’entre eux".

    Bref, revenons à Chamoiseau, qui une fois de plus - et c’est en cela que Letchimy fait fausse route - minore l’oeuvre éternellement vivante du monument (non-stalinien) qu’est Aimé Césaire. Ce dernier est et restera le père de la nation martiniquaise. Il a veillé sur ce pays, avec humanité, grandeur, et dépassement de soi. Nul doute qu’il eut aimé aller plus loin, plus vite. Il a choisi d’accompagner et a certainement - en marchant avec lui - accéléré le pas du peuple.

    Il a fait progresser ce pays. Il l’a sorti de la pauvreté, de la violence, du moyen-age. Il a donné à chacun et à nous tous les clefs pour avancer, individuelles, et collectives.

    Il n’a pas choisi l’autonomie comme on subit assimilation ou choisit indépendance. Il a compris la complexité des situations, a inventé une conception de l’autonomie martiniquaise, sa troisième voie, extrêmement construite, et a insufflé à ses suivants l’esprit de "responsabilisation" dont parle Chamoiseau. C’est Aimé Césaire qui a tracé la route qui nous amène aujourd’hui à nous rapprocher de notre idéal : identité et sécurité.

    Tous les autres ne feront que porter le flambeau, avec plus ou moins de lustre, avec plus ou moins de sens de l’adaptation au temps qui passe.

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  • Chamoiseau : "Le Père de la Nation" 17 octobre 2010 08:31, par Responsabilité

    Après Jésus, le Père, voir Dieu ?

    Le plus mauvais service que nous pourrions rendre à SL serait de le mettre sur un piedestal. Il est vital que l’homme de Trénelle garde les pieds ancrés dans la réalité.

    AMJ était dans sa tour d’ivoire où personne en pouvait le contredire, attention à ne pas tomber dans le même piège

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  • Chamoiseau : "Le Père de la Nation" 17 octobre 2010 09:35, par Obéro

    Et voilà qu’on nous envoie maintenant la cavalerie. Après le "Christ", incarné par l’actuel Président du Conseil Régional ( lire "TEXACO"), voilà notre Goncourt, toujours en service commandé, qui veut nous "fourguer" une recette de "père fondateur". Et qui selon vous correspond le mieux à sa définition ? Suivez mon regard. Vous noterez qu’il ne parle à aucun moment de ce qui a toujours fait agir celui qu’il suggère sans le nommer : le pouvoir... La cavalerie comme on le sais est toujours en retard. Notre Goncourt en service commandé l’est tout autant. Il faudra mon pauvre ami vous faire à l’idée que nous n’avons plus le choix : il faut avancer sans mythe, sans "Christ", sans "Papa", sans "Père fondateur". Ce sont là des stéotypes dépassés et éculés, des constructions idéologiques dont la fonction est de légitimer la conquête et l’accaparement des pouvoirs. Vous êtes doublement en retard Monsieur le Goncourt. La question politique aujourd’hui est en effet loin de votre dissertation académique sur "le Père fondateur. Il s’agit " de sortir de l’impasse dans laquelle vous et votre donneur d’ordre avez fourvoyé les martiniquais. L’impasse dont je parle c’est celui de la division des gauches, du refus, derrière les discours convenus de "nouvelles gouvernance", de rompre avec une culture à l’origine de toutes les aberrations du système : perpétuation d’une aristocratie politique avec des privilèges indus, professionnalisation de la politique, exclusion de certaines catégories des responsabilités politiques majeures, absence de contre pouvoir médiatique et d’un vrai contrôle populaire. Ce sont là toutes les condition préalables pour restaurer la confiance et faire émerger une volonté collective forte et claire qui seule peut nous sortir de cette crise politique, sociale et économique très sérieuse que nous sommes en train de traverser. Et la multiplication de certains "faits divers" ne sont que les signes avant coureurs de décomposition de notre société.

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  • Chamoiseau : "Le Père de la Nation" 17 octobre 2010 11:10, par joseph VIRASSAMY

    Parfait !!
    cher monsieur OBERO, parfait !!

    JV

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  • Chamoiseau : "Le Père de la Nation" 17 octobre 2010 11:17, par ANACONDA

    Voilà notre Obéro-Zorro redresseur de tords qui ne supportent pas que l’on fasse un texte ou un papier en faveur de cette majorité régionale -

    Personne ne souhaite mettre l’homme de trénelle sur un piedestal -
    Mais force est de constater que l’homme de Rivière-pilote, s’était enfermé dans sa tour d’ivoire et coupé des réalités du pays ; Souhaite-t’il se présenter comme président à vie lors de l’adoption de la collectivité unique ? Il sera certainement soutenu par des gens comme Obéro-Zorro -

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  • Chamoiseau : "Le Père de la Nation" 17 octobre 2010 11:31, par joseph VIRASSAMY

    Responsabilisation :

    Si nous avions été assez mûrs pour la Responsabilité, aboutissement du processus de responsabilisation, il y a longtemps, qu’entre nous martiniquais, nous aurions, sans attendre une quelconque évolution institutionnelle prétexte, installé une "Unique ASSEMBLEE", de notre seule volonté.Un genre de congrès permanent qui eût fonctionné depuis belle lurette, nanni nan nan !!

    Rien d’autre ne nous en empêchait que nous mêmes. C’était, dès octobre 2009, le sens de mon appel dans "ELOGE de la PEUR" :

    vite l’UNIQUE ASSEMBLEE plutôt que l’ASSEMBLEE
    UNIQUE !!!!

    La différence entre les deux, c’est que la première nous met face à notre responsabilité, la seconde nous soumet à l’obligation d’un texte.

    Est-ce que nous avons besoin d’un texte à nos fesses pour nous faire avancer ? et si nous avons besoin de cet aiguillon juridique et réglementaire, c’est là le déni de responsabilisation.

    JV

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  • Le « Père de la Nation » ? On rêve ! 17 octobre 2010 12:00, par ylm

    Passons sur la nébuleuse de la "responsabilisation" et de la "souveraineté optimale" qui doit se substituer aux mots d’ordre traditionnelle.

    Il est extrêmement curieux qu’un intellectuel de ce calibre puisse imaginer que nous accédions à la responsabilité sans renoncement et sans régression. Ce n’est pas possible, ce n’est pas souhaitable. Sinon notre souveraineté serait illusoire et notre aspiration à la responsabilité, hypocrite. Il promet donc la souveraineté optimale avec le maintien des acquis de l’assimilation, alors que dans le monde de l’assimilation la moindre dignité voudrait déjà que l’on procède à quelques renoncements et à des reculs pour (en quelque sorte) mieux sauter.

    Patrick Chamoiseau donne des conseils à Serge Letchimy pour lui permettre de devenir "le père de la Nation". On croit rêver. On croyait cette notion révolue et enterrée sous les débris du rideau de fer. Ainsi, le Jésus de son livre Texaco ne deviendrait pas Dieu le père, mais simplement le père de la Nation martiniquaise. Quelle fidélité et quelle drôle de démocratie que celle que nous propose le futur pensionnaire de la Région. Une démocratie d’appellation plus que douteuse qui évoque de pénibles souvenirs de « petits pères ». Accordons cependant à l’intéressé qu’il n’a pas parlé de démocratie.

    Le romancier envisagerait de confectionner pour le président de la région un costume plutôt singulier. Et quelles sont les moyens que recommande le Prix Goncourt ? Contourner les articles de la constitution obsolète en s’octroyant à volonté des espaces de souveraineté qui n’auront précisément de limites que « notre volonté seule ». C’est effarant !

    Ainsi, après l’affranchissement de la règle de droit constitutionnelle, voilà que par notre « volonté seule », soit décrétée l’exclusion de la volonté de l’Etat français, lequel n’aurait pas son mot à dire. Ainsi, les « habilitations transversales (ça veut dire quoi, au juste ?), les compétences élargies, les statuts spéciaux » seraient envisageables en dehors du respect des articles 73 et 74 !

    On accéderait donc à la souveraineté optimale par effractions successives. Le romancier ne dit pas autre chose que Joseph Virassamy. Cette littérature aurait-elle inspiré le Président dans ses récentes décisions ?

    SL serait bien inspiré de ne pas se confier tout entier à ses intellectuels.

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  • Chamoiseau : "Le Père de la Nation" 17 octobre 2010 13:01, par StephaneDIDIER

    Curieux texte de Chamoiseau. Il commence par dénoncer le débat qui nous paralyse ... pour mieux le poursuivre en décrétant qu’il n’y a qu’une seule issue possible !

    On n’est pas sorti de l’auberge !

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  • Chamoiseau : "Le Père de la Nation" 17 octobre 2010 19:44, par Max Dufrénot coordonateur du C.P.M.

    J’éviterais volontiers de faire des remarques à propos de l’article de Patrick Chamoiseau d’autant plus que c’est un ami politique. Mais il ne faut pas qu’en pensant faire du bien on ne desserve plutôt et ne gêne celui que l’on veut encenser ;
    Nous sommes en effet des indépendantistes utopistes issus du même parti indépendantiste le MODEMAS dont nous avons tous les deux été vices présidents et devenus autonomistes réalistes ; donc nous soutenons la démarche du PPM incarnée par Serge Letchimi.
    Mais la proclamation d’un père de la Nation me fait dresser les cheveux sur la tête ; les survivances culturelles africaines de Patrick lui fait écrire des abominations, Ayant séjourné longtemps en Afrique, c’est sur ce continent que j’ai entendu ce vocable de père de la Nation, pour encenser le président, souvent en plus fondateur du parti unique : il y a eu pêle-mêle Eyadéma , Houphouet Boigny , Macias N’guema, Sékou Touré, Mugabé, Namdi Azikiwé,
    Agostino Neto..etc.Je renvoie Patrick à l’ouvrage du vrai père de la créolité, « En attendant le vote des bêtes sauvages » d’Ahmadou Kourouma , celui qui a malinkéisé le français dans « le soleil des indépendances », avant que nos grands hommes ne le créolisent vingt ans plus tard,
    Je suis persuadé que faire croire que Letchimi sera le père de la Nation gêne considérablement
    ce dernier. Je crois le connaître suffisamment pour savoir qu’il ne s’arrogerait jamais la place que le peuple martiniquais a donnée à Césaire ; qui plus est, il devait être présent au discours de Trénelle et à l‘inauguration du fer forgé de Kokco René-Corail, symbolisant la Nation martiniquaise sur cette place de Trénelle
    La seconde observation amicale que je vais faire concerne le fait que Patrick parle du sort de tout autre faible degré politicien qui est voué aux oubliettes des histoires. Je voudrais lui faire remarquer que une Nation n’a pas des histoires. Il y a les histoires des populations qui composent une Nation ; mais ce qui fait l’unité d’un Peuple, c’est son Histoire, avec une majuscule, qui découle de son Epopée. Les histoires ethniques des américains se sont celles liés aux nègres, aux irlandais, aux juifs, aux latinos ; mais ce qui a construit la Nation américaine, c’est leur épopée, la guerre d’Indépendance contre l’Angleterre. De même, en Colombie, au Vénézuela, en Equateur ou au Panama, ce qui soude ces Nations, c’est l’Epopée Bolivarienne. Nous ce qui fait la Nation martiniquaise c’est son Epopée contre l’esclavage.
    Maintenant, j’en viens au rôle de la responsabilisation et à la notion de souveraineté optimale.
    Quand Patrick dit : « nous avancerons ensemble dans un processus de responsabilisation qui n’aura de limite que notre volonté seule ».
    Je dois affirmer que je suis absolument d’accord avec le discours de Didier Laguerre quand il parle de l’heure de la responsabilisation ; Pour un éducateur,qu’est-ce que la responsabilisation ? C’est un processus , une cohérence d’actions susceptibles de développer l’estime de soi, l’accès à l’autonomie et le sens des responsabilités. Si je responsabilise quelqu’un, cela ne veut pas dire que je lui donne son autonomie ; il n’est pas libre ; mais il doit suivre mes directives ; sa liberté d’agir est toujours encadrée et peut être retirée à n’importe quel moment. Donc parler de responsabilisation dans le 73 est très logique, mais ce n’est pas un processus qui in fine conduira à aucun partage de souveraineté. Tout au moins il enlèvera les peurs et les hésitations pour avancer. Il préparera à cette fameuse troisième voie.
    Autre observation : nous sommes absolument d’accord avec la notion de souveraineté optimale, mais en lui attribuant son sens réel. Il ne s’agit pas d’avoir le maximum de souveraineté ; à ce moment se serait une souveraineté maximale ; il s’agit d’avoir le degré de souveraineté le meilleur, le mieux adapté pour le peuple à un moment donné ; c’est cela le sens de « optimus « en latin.

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  • Chamoiseau : "Le Père de la Nation" 17 octobre 2010 23:02, par pat972

    Où est donc le Chamoiseau qui nous a transporté depuis ses "Chroniques" et nous a fait revisiter Texaco. Car, il faut bien le dire ce billet comme son nouvel emploi régional est bien décevant. Faire semblant de croire un instant que Serge Letchimy puisse devenir le père de la nation (non-indépendante) martiniquaise... Tous ceux qui ont été des Pères de la Nation de part le monde, ont commencé par être des rebelles, ce qui hélas, ne sera jamais le cas du Président du Conseil Régional. Même les "Goncourt" peuvent perdre le nord.

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  • Chamoiseau : "Le Père de la Nation" 18 octobre 2010 01:43, par Sam

    Je veux signaler à Monsieur Chamoiseau que le fait d’écrire des romans ne lui donne pas la science infuse ; alors qu’il se cantonne à ses romans ou alors qu’il aille faire une formation avant de nous raconter des contre vérités !

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    • Chamoiseau : "Le Père de la Nation" 18 octobre 2010 16:28

      Monsieur Chamoiseau écrit des romans et ne devrait pas raconter des contre vérités ! (LOL)

      Il faut se vouer a l’exigence que tous peuples, même un sans grande dignité fait des contre vérités désobligeantes envers ses gérants de temps en temps. Dans le tutellage il devrait y avoir au moins le doit aux contre vérités.

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  • Chamoiseau : "Le Père de la Nation" 18 octobre 2010 08:30, par joseph VIRASSAMY

    Et finalement je m’en vais remercier CHAMOISEAU !!!

    Grâce à son billet, nous avons eu droit à de magnifiques échanges, particulièrement ceux de DUFRENOT, YLM, OBERO, ti sec.

    Bravo messieurs-dames, j’apprécie !!!

    JV

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  • Chamoiseau : "Le Père de la Nation" 18 octobre 2010 09:24

    N’est-ce pas Patrick Chamoiseau qui a dit que la vieillesse était une tour pour épaves ?

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  • Chamoiseau : "Le Père de la Nation" 18 octobre 2010 11:39, par MNB

    Encore un délire post-nationaliste en gestation, du côté d’un parti qui semblait s’être rendu à la raison du développement et de la modernité… délire porté par un homme qui sert son talent au maître des dérives populistes… à qui donc se vouer ?

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  • Chamoiseau : "Le Père de la Nation" 18 octobre 2010 16:44, par charlery

    C’est un mot clef de notre emancipation car pour se sentir grand il faut etre emencipe celà vous prait etre harchaïque mais c’est une verite vraie, Sont ils responsables ceux qui ont achete ces bbus qui sont hors gavbarits pour trabnsporter nos concitoyens avec Mozaïk ? quand un accident interviendra qui aura la responsabilite Je parle des bus mais es virages dont on ne peut prendre quand franchissant la bande blanche, ?

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  • Chamoiseau : "Le Père de la Nation" 18 octobre 2010 17:50, par AMBROISE

    He bien voilà ,c’est arrivé ! nous partons vraiment en C ... dans le plus parfait ridicule ... De là à la dictature on n’est pas loin. Haiti chérie LOL !!!

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  • Chamoiseau : "Le Père de la Nation" 18 octobre 2010 18:42

    Patrick Chamoiseau parle de responsabilisation. C’est Idi Amin, Le Pen, Haiti, dictature, qui va remplacer les békés et les métrocolons.

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  • Explication de texte à l’usage des malparlants 23 octobre 2010 15:03, par Manuel NORVAT

    Le petit texte de Patrick Chamoiseau intitulé Le père de la nation a suscité bien des déchaînements malveillants dès sa parution. À la fois par son titre et son rapprochement à la phraséologie d’un parti politique existant (ou ayant existé, diraient les mauvaises langues). Il faut vraiment une bonne dose de mauvaise foi pour vouloir assimiler Serge Letchimy au dit « père de la nation » évoqué dans ce texte. Il est encore plus que démagogique de suggérer que l’auteur de ce texte, Patrick Chamoiseau, serait subitement le doxographe de Serge Letchimy, le successeur de fait d’Aimé Césaire au Parti Progressiste Martiniquais (le Parti Porte Malheur disent ses détracteurs).

    Il apparaît que des insinuations d’allégeance et de clientélisme circulent à l’endroit de son auteur envers Serge Letchimy. Le manichéisme politicien ambiant n’arrange rien à l’affaire. Ce petit texte sur la responsabilité est pour le moins dérangeant. Car l’absence de responsabilisation mène à une société à irresponsabilité illimitée (c’est la situation actuelle de la Martinique) ou encore au macoutisme prônée par la créolistique.

    À lire simplement l’articulation logique de ce texte on constate que les cinq premiers paragraphes posent simplement la thématique de la responsabilisation avec des d’attendus parodiques de Déclaration.

    L’antépénultième paragraphe amorce (en posant un distinguo entre population et peuple) un développement de la pensée de Patrick Chamoiseau, très condensée en la circonstance, puisqu’elle ne diffère pas de ses vues exprimées plus amplement dans Écrire en pays dominé (Gallimard, 1997). On ne voit pas comment des fétichistes du statut de tous bords pourraient accueillir un texte rebelle et une pensée guerrière qui démythifient articles 73 et 74 proposés à la consultation électorale de janvier dernier. Ne serait-ce pas plutôt le signe de l’indépendance de la pensée de Patrick Chamoiseau ?

    L’avant-dernier paragraphe poursuit l’argumentation sur un mode incantatoire, autrement dit, il n’est dit nulle part que le « père de la nation » ait rejoint le réel. Ce "père de la nation" n’est pas encore né chères matrones. Le verbe au futur (« deviendra ») le cantonne en effet dans un devenir égal au célèbre « À quand demain mon peuple ... » d’Aimé Césaire dans le poème Hors des jours étrangers, tandis que le syntagme « celui qui » suivit de modalités programmatiques participe à des vœux descriptifs qu’on trouve dans la poésie de Saint-John Perse chère à Patrick Chamoiseau. Autrement dit : ce texte n’est pas un tract.

    Le dernier paragraphe enclos sans appel un éventuel « faible degré politicien » surnuméraire. Voilà ce qu’il fallait défolmanter !

    La fonction tribunicienne de l’écrivain incarnée par Victor Hugo et Aimé Césaire ou encore celle de l’intellectuel aux ordres figuré par André Malraux s’écroule. Au pays d’Édouard Glissant : personne ne lit, tout le monde fait semblant. Tout autre déviant est un obsédé textuel.

    Manuel NORVAT

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