Education : la déclaration unanime des élus régionaux
A l’occasion de la plénière du 20 juillet 2010, les élus régionaux se sont prononcés à l’unanimité pour le soutien de la motion du collectif de l’éducation (ci-dessous) intitulée « Pour une école publique de succès et d’excellence en Martinique ».
Motion du Collectif de l’Education UPEM- FCPE- SE UNSA- SNUIPP SNETAA- UGTM éducation- SMPE CGTM CSTM éducation- Coordination du Nord Atlantique.
Considérant que :
L’Ecole Publique, en Martinique actuellement ne peut transmettre efficacement les valeurs fondamentales alors qu’elle se doit absolument de jouer son double rôles de facteur d’épanouissement de l’individu et d’ascenseur social, compte tenu du taux de chômage qui mine notre pays sur le chemin du développement. Nous devrions poursuivre nos efforts et actions engagés pour mettre cette Ecole sur la voie de l’excellence, pour que la jeunesse soit « djok », qu’elle soit performante. Constatant que : La situation de l’Ecole en Martinique est loin de répondre à cette nécessité de réussite et d’excellence qu’attendent nos jeunes, qui doivent se préparer à être les premiers acteurs de demain.
Et qu’en corollaire :
· aux examens, les résultats sont très inférieurs aux moyennes nationales ; · de nombreux élèves arrivant au collège et au lycée ont de grandes lacunes ; · le taux de redoublement en seconde est catastrophique ; · le taux de réussite au baccalauréat, surtout à l’issue du premier tour, n’est pas satisfaisant. Le Radar de Performance 2009 du Ministère pour l’Académie confirme ces mauvais résultats ;
Observant que :
Face à cette situation, la politique de l’Académie, soumise pour cette rentrée et jusqu’en 2013, aux directives du ministérielles lui enjoignant de réaliser des économies substantielles, ne peut se réduire qu’à des suppressions de moyens qui conduisent à des classes surchargées rendant impossible l’accompagnement individuel efficace des élèves, ou à des dérives comportementales consécutives en partie au manque de personnel d’encadrement. Demandent, Pour que la rentrée scolaire 2010 se fasse dans des conditions acceptables pour les élèves, leurs parents et le personnel :
1. Qu’il n’y ait pas de fermeture de classes, conduisant à un sureffectif des divisions, pour rester dans des limites en adéquation avec nos difficultés structurelles soit, 22 élèves par classe en Primaire, 24 en Collège et 28 en Lycée.
2. Que les choix d’orientation et d’inscription des élèves soient maintenus voire élargis, notamment pour les Bac pro.
3. Que les établissements puissent offrir un accueil digne, un encadrement suffisant et un accompagnement efficace aux élèves.
4. Le maintien dans l’Académie, s’ils le souhaitent, des Martiniquais lauréats aux concours d’enseignement.
5. Le respect du principe « vivre et travailler au pays » et le maintien pour les originaires de la bonification des 1000 points.
6. L’augmentation du nombre de postes au concours de Professeur des Ecoles, ce dernier étant limité drastiquement cette année à 20 places.
7. L’accompagnement des enseignants contractuels vers des emplois stables.
8. L’élaboration de programmes prenant en compte l’environnement Culturel et Géographique Caribéen.
9. La publication et la mise en oeuvre des programmes de Langue et Culture Régionale déjà transmis au ministère. La reconnaissance de notre bilinguisme comme constitutif de la personnalité Martiniquaise.
10. L’application des Accords pour l’Education du 5 mars 2009 signés dans le cadre du Mouvement du 5 février 2009.
11. La tenue d’un Conseil de l’Education Nationale, le CEN, dès la rentrée 2010."
En outre, à l’unanimité, les élus régionaux demandent que les études de médecine fassent l’objet de conventions entre l’UAG et les universités de France afin de pérenniser et sécuriser l’affectation des étudiants des Antilles et de la Guyane en 4ème année et créer ensemble la filière médecine à l’Université des Antilles et de la Guyane."
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