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Tribunes

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Une tribune de Jean-Philippe Branchi

Que vous soyez en famille, entre amis, en contexte professionnel ou encore ailleurs, d’ici ou de « là-bas », reviendra toujours au bout d’un moment, dans le discours antillais, ce sempiternel discours du « nèg môvé dépi fon’ la Guiné » ou du « neg’ kont’ nèg »...

Il s’agit là, d’un discours qui incessamment rythme et ponctue l’expression d’un mal-vivre intérieur, ou mal-être psychique, autant que d’un mal-vivre extérieur, ou mal-être sociologique.

Une sorte de blessure de la communication interne de l’être antillais, une sorte d’incommunication intra-personnelle corrélée à une sorte de blessure de la communication externe de l’aître antillais ou incommunication extra-personnelle.

Toutes ces incommunications de l’être autant que de l’aître antillais semblent obscurément et pour beaucoup psycho-pathologico-négroïdo-génético-fatidiques … !
En tout cas, aussi primitive soit la formule du « neg’ kont’ nèg », elle a au moins le mérite d’être expressive…
Car, le constat sociétal et social des Antilles Françaises y est exprimé et contenu…

En effet, il règne dans ce pays une ambiance suffocante et délétère, une ambiance de prédation multidimensionnelle, de cannibalisme interpersonnel et de manipulation idéelle ; ambiance qui nourrit un climat relationnel hautement toxique et durablement stérilisant…

Mais, plus simplement, que veut donc dire cette expression « neg’ kont’ nèg » ?

Eh bien…, qu’il est extrêmement difficile pour les Antillais de transcender la genèse fondatrice du composite, de sublimer les toxines de l’histoire, d’outrepasser les limites du label vétérinaire des métissages issues de la plantation, d’exploser les cloisonnements du discours raciste dominant, de croire en eux mêmes, de se faire confiance voire, de se valoriser les uns les autres, de se respecter réellement les uns les autres, de croire en la puissance créatrice et créative de leur culture, de croire en leurs possibles, de s’envisager comme des bâtisseurs et non comme de simples consommateurs-jouisseurs-pourrisseurs d’eux-mêmes, de s’extraire des logiques du recopiage inactif et improductif, de croire en leur capacité à instaurer in situ une culture de l’excellence, de valoriser les acquis de pointes de la jeunesse, de s’accorder durablement autour d’un projet de société, de s’aider les uns les autres pour réussir dans des stratégies communes de développement gagnant-gagnant, de dépasser la servilité pour entrer de plain-pied dans la profitabilité des sociétés de services, etc. Bref, de se faire moins liberticide et bien plus libertaire… !
Et, pourquoi est-ce donc… ?
Eh bien… parce que dans notre pays tout est identitaire au mauvais sens du terme…

Tout est d’ailleurs posé en termes de problématiques identitaires… Mais rarement en termes d’avantages identitaires…

Mais au fait qu’est-ce que l’identité ?

L’identité est une notion variable et paradoxale ; et ce, selon l’approche que l’on en a.

L’identité c’est aussi bien l’élan qui me porte à rechercher mes ressemblances d’avec l’autre autant que l’élan qui me pousse à rechercher mes dissemblances ou spécificités d’avec l’autre.
En d’autres termes, ce qui me rend pareil et différent… ou encore ce qui me rend identique et unique.
Dès lors et sans craindre la forme oxymorique de la tournure, on peut donc dire que l’identité n’existe réellement qu’au point de fuite de cette structure fractale et paradoxale qu’est la quête de soi. Une quête qui s’inscrit forcément dans un processus évolutif et constant, de soi…
L’identité n’a donc rien de figée ou de fixe... L’identité est une structure complexe où s’entremêlent identification et spécification sur une même courbe d’évolution qui va de la naissance... jusqu’à la mort.

Mais attention, une identité mal vécue, porte au mal-être personnel et nourrit le mal-aître institutionnel… Une identité mal vécue, est comme un mauvais mille-feuille dont la pâte et la crème auraient viré… L’Antillanité est actuellement ce, et dans ce mille-feuille là…

La couche NEGRO, quel qu’en soit le collorisme, est cause d’un problème identitaire…

La couche GEO, selon ses localisations et situations, est cause d’un problème identitaire…

La couche HOMO, quelle qu’en soit l’adjuvant sémantique, est cause d’un problème identitaire…

La couche MACHO et ses illusions phallocratiques, est cause d’un problème identitaire…

La couche CATHO, dans son système de représentations symboliques, est cause d’un problème identitaire…

La couche LINGUISTICO, dans ses tonalités, tessitures ou accentuations phraséologiques, est cause d’un problème identitaire …

La couche ECO et ses possibles matériels, est cause d’un problème identitaire…

La couche SOCIO, ascendante ou plongeante, est cause d’un problème identitaire…

La couche EGO, hypo ou hyper-trophié par effet de compensation identitaire, est cause d’un problème identitaire…

Certes, tout est identitaire et cause de problèmes identitaires dans ce grand monde global... Mais encore bien plus dans ce petit monde local composite et insulaire ; un monde de 30km de large sur 90km de long où l’être et l’aître sont historiquement blessés et fragmentés…

En bref et pour conclure, je dirais que tant que nous n’accepterons pas cet état de fait, ni même d’y faire face constructivement par des programmes de formations reposant sur la factualité de la situation…, le développement des potentialités de chacun est compromis…

Et enfin, tant que nous n’accepterons pas cet état de fait immatériel, ou encore qu’aucune action publique ne sera menée pour combattre les méfaits de ce triptyque de paradigmes que dessine la PLANTATION et ses dynamiques ethniques…, la CONSOMMATION et ses dynamiques économiques… la REPRESENTATION et ses dynamiques esthétiques… tout ce que nous engagerons pour le développement matériel des Antilles Françaises n’aura comme durée de vie que l’éphémère irresponsabilité de l’instant et ne fera qu’hypothéquer encore bien plus les possibles d’un devenir proactif des générations arcs-en-ciels, à venir, des Antilles Françaises.

Juillet 2012

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Vos commentaires

  • Le 17 juillet 2012 à 18:10, par la riya En réponse à : Etre blessé et aître fragmenté, freins majeurs du développement des Antilles françaises

    la solution :
    une bonne crise mondiale, la France qui ne s’en sort pas, et qui est obligé de nous lâcher.
    Tant que nous ferons l’économie du "chaos", nous ne pourrons rien organiser dans notre tête

    Répondre à ce message

  • Le 17 juillet 2012 à 21:10, par Au nom du peuple En réponse à : Môvé rèv !

    An 2050 !
    Une crise sans précédent vient de nouveau secouer le monde entier.

    Tous les pays sont en guerre, les uns contre les autres ! Les hommes, les femmes et les enfants meurent comme des mouches ayant inhalés le doux parfum de l’arme chimique !

    Les marchands d’armes et de canons ont fait faillite depuis que l’on a décrété la guerre propre.

    Martinique ! Depuis longtemps, les bateaux n’arrivent plus et les rats, les mangoustes et même les crapaulades sont vendus à prix d’or !

    Les femmes d’obèses sont devenues par la force des choses catalogues ! leur viandasse ne clapotait plus sur les c^tés, comme le chargement d’un âne bâté !
    tous ce qu’il y avait comme arbres fruitiers ont été dévastés par des pillards.

    Beaucoup d’anciens ont soulevés et décrétés, qu’au temps de l’amiral ROBERT, c’était de la gnognotte !

    De 600 000 habitants, la population Martiniquaise est descendue à 200 00 hab. Moun té ka mô kon kann !

    Alors, la grâce Divine est tombée sur nous et le génie Martiniquais est réapparu !

    Ils ont labourés les champs, plantés les tubercules, fait du savon, recréer la pharmacopée des plantes médicinales.
    la solidarité était à son apogée !

    Sur les visages, on voyait cette fierté et cette sérénité d’un peuple qui s’est enfin retrouvé.

    J’ouvris les yeux, doutant de mon rêve fut réel !
    J’entendis le chien de Man Finotte partit au galop en couinant sous les coups de pierres et gros Géra lâcher un vent alizé qui fit fuir les gens d’alentour ! Les grillons grillonnaient ! Dans le bar voisin, les cartes jouaient belote et rebelote et les dominos dominaient.

    Je regardai ma montre ! an 2012, 21heures 05 !

    Patat sa !

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  • Le 17 juillet 2012 à 22:59, par le kid En réponse à : Etre blessé et aître fragmenté, freins majeurs du développement des Antilles françaises

    ce texte difficilement compréhensible met en avant qq chose de vrais ..le complexe de certains noirs antillais .
    l’etre humain a de nombreux complexes.
    la couleur de la peau , la taille , les formes , ..et ..etc
    Un complexe se soigne de plusieurs maniéres :
    - avec l’aide d’un psychologue pour le coté "humain"
    - avec l’aide d’un religieux pour le coté "spirituel"
    On peut guérir de son complexe si on en prend conscience et que l’on s’accepte tel que l’on est.
    On peut aussi refuser de s’accepter tel que l’on est, et s’en prendre aux autres pour justifier notre comportement anormal et nos sentiments souvents mauvais découlant de notre complexe .
    "To be or not to be ; That is the question "

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  • Le 18 juillet 2012 à 09:49, par tablèt koko En réponse à : Etre blessé et aître fragmenté, freins majeurs du développement des Antilles françaises

    et si le "bèkè" avait tout simplement disparu dans la forme qu’il a toujours gardé celle d’appartenir au groupe des dominants , si le "zorèy" était autre chose que le représentant de l’autorité et du pouvoir, peut être que cette tribune n’aurait pas existé ?
    c’est une piste, non ?

    Répondre à ce message

  • Le 18 juillet 2012 à 12:06, par Zelda de montgommery En réponse à : Etre blessé et aître fragmenté, freins majeurs du développement des Antilles françaises

    Pourquoi quand on dit "antillais" on pense non blanc ? depuis quand ? il n’en a pas toujours été ainsi....

    Pourquoi les békés se tiennent ils à part depuis si longtemps ?

    Pourquoi la majorité des autres martiniquais ( non békés) acceptent t’ils cela avec philosophie ?

    pourquoi est ce si difficile pour les antillais de gauche de se dire français ?

    Pourquoi les métros sont ils si mal à l’aise aux antilles ?

    Faut il encore dire "métro" pour dire blanc de france hexagonale ?
    Peut on dire "métro" pour un noir de france hexagonale ?

    répondons à ces simples questions....

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  • Le 18 juillet 2012 à 20:54, par Equinoxe En réponse à : Etre blessé et aître fragmenté, freins majeurs du développement des Antilles françaises

    Si comme le dit l’auteur "il est extrêmement difficile pour les Antillais de transcender la genèse fondatrice du composite, de sublimer les toxines de l’histoire, d’outrepasser les limites du label vétérinaire des métissages issues de la plantation" ect ect

    ... C’est peut-être que notre société reste profondément marquée par une empreinte persistante de la société esclavagiste et qui affecte son développement.

    On ne peut quand même pas passer sous silence que si le 22 mai 1848, les ancêtres de nègres de ce pays ont créé les premières HUMANITES sur cette terre ; 160 ans après ces humanités (nègres ?), certains se vautrent encore dans l’apartheid racial.

    Les structures qui régissent le fonctionnement de notre département français confirmée le 10 janvier 2010, sont héritées du passé. TOUT fonctionne sur le mode de l’habitation.

    Le discours incriminé dans l’article n’est qu’une variante d’un bobo jamais soigné, soigneusement camouflé par un système départemental, jadis porteur d’espoir, aujourd’hui mortifère.

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    • Le 19 juillet 2012 à 23:24, par eiley En réponse à : Etre blessé et aître fragmenté, freins majeurs du développement des Antilles françaises

      C’est peut-être que notre société reste profondément marquée par une empreinte persistante de la société esclavagiste et qui affecte son développement.

      Il est difficile de faire comprendre cela à beaucoup de nos compatriotes que le conditionnement subit pendant trois siècles de déshumanisation a créé une empreinte psychologique d ’hommes inconséquents dénués de confiance en soi dont les résurgences influent sur les mentalités.

      Affirmer que notre société basée sur cette réalité vous fait valoir d’être taxé de complexé alors que les liens psychosociologiques qui nous retiennent prisonnier d’une impersonnalité ankylosant nos capacités à créer la cohésion et la force d’un groupe, d’une population ou d’un peuple autour d’un socle commun issu de ses fondements anthropologiques transparaissent dans notre réalité d’hommes d’aujourd’hui .

      Répondre à ce message

  • Le 18 juillet 2012 à 21:07, par yol En réponse à : Etre blessé et aître fragmenté, freins majeurs du développement des Antilles françaises

    IL n’y pas D’ANTILLES FRANÇAISE IL Y A UNE COLONISATION FRANÇAISE la MARTINIQUE en particulier , avec tout son cortège d’horreurs que vous avez soulignés, le déclin de notre humain.
    Sur cette petite surface comme vous dite, il y a de place
    pour les autres, mais pas pour nous,les AFRO-DESCENDANTS une
    majorité sans
    TERRE avec toute les conséquences d’une telle situation.
    C’est vrai ce système français dit droit de L’HOMME écorche, dénude, l’âme il est le seul, des esclavagistes à l’avoir
    pratiquer si dru, selon les dires venants d’eux mêmes.
    POUR LES VICTIMES que nous sommes, pas étonnant donnons
    l’impression d’aimer notre ennemi, embarrasser certain s’y accommodent, d’autres la refusent tout n’est perdu.

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  • Le 18 juillet 2012 à 21:17, par Equinoxe En réponse à : Etre blessé et aître fragmenté, freins majeurs du développement des Antilles françaises

    Citons Armand Nicolas, historien martiniquais dans "Histoire de la Martinique, Tome 1"

    "A Paris, le député de l’assemblée coloniale : Dubuc et nombre de gros planteurs installés dans la capiltale formaient le lobby de l’aristocratie coloniale. Ils avaient leurs entrées dans les bureaux des ministères, leurs sympathisants à la cour et exerçaient les pressions nécessaires sur les autorités centrales pour défendre leurs intérêts" Fin de citation. C’était en 1789

    Qui se souvient de ce gros et grand blanc créole qui s’introduisait à l’Elysée sans carte d’identé en 2009, comme montré dans le document ravageur de canal+, diffusé pendant le mouvement social de février 2009.

    Je rappelle aux amnésiques hypocrites que ce document s’intitulait : "Les derniers maîtres de la Martinique".

    Dans ce pays où chacun se la joue affranchi, pour vivre heureux, il vaut mieux vivre face violé. Excusez, je voulais dire voilé bien sûr !!!

    Répondre à ce message

  • Le 19 juillet 2012 à 06:29, par Zelda de Montgomery En réponse à : Etre blessé et aître fragmenté, freins majeurs du développement des Antilles françaises

    Vous êtes gentils, mais vous tournez consciencieusement autour du pot, en agitant les bras. Puisque ce site protège l’anonymat, profitez en , en digne représentants de cette identité que l’on dit problématique, pour chacun pour soi, en faire un portrait sincère et objectif :

    vous sentez vous français ?
    Vous sentez vous martiniquais ?
    Les deux vous paraissent ils , à votre niveau perso, incompatibles ?
    pourquoi ?
    croyez vous qu’ici, vous êtes trop assité ?
    pas assez ?
    Vous sentez vous plus noir que métis ?
    plus métis que noir ?
    plus noir que blanc ?
    plus blanc que noir ?
    plus antillais que blanc ?
    plus blanc qu’antillais ?
    Voulez vous que vos enfants restent dans la catégorie raciale ou vous vosu situez ?
    ou non ?
    ou ça vous est égal ?
    pourquoi ?
    parlez vous a vos enfants de l’esclavage ?
    comment ?
    si non, pourquoi ?
    etc ? etc ...
    Au lieu de faire de jolie phrases, posons des questions simples, analysons les réponses, et nous en saurons plus

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    • Le 19 juillet 2012 à 11:17, par Equinoxe En réponse à : Etre blessé et aître fragmenté, freins majeurs du développement des Antilles françaises

      Il ne faut pas confondre croyance et certitude. Les mythes ont la dent dure mais ça n’en fait pas pour autant des réalités :
      A questions frelatées : questions toutes bêtes...

      - Pourquoi tout au long d’une histoire ponctuée de révoltes, les nègres ont-ils – avec une philosophie déconcertante - brûlé les habitations, et plus récemment les tracteurs qui s’étaient imprudemment aventurés en ville en février 2009 ?
      - Pourquoi les bk préfèrent-ils braver la dégénérescence trisomique plutôt que de se mélanger harmonieusement ?
      - Pourquoi les antillais de gauche réclament-ils avec une telle assiduité depuis 50 ans, leur attachement à la république française ?
      - Comment un individu sensé peut-il croire que le mot « métro » peut à la fois désigner le français installé à la Martinique, celui qui vit en Hexagone et pourquoi pas le noir de « France hexagonale » ?
      - Pourquoi désigne-t-on un français installé à la Martinique sous le générique de « métro » ? pourquoi désigne-t-on un martiniquais installé en France sous le vocable Negzagonal ? Est-ce pour porter son appartenance racial en étendard ?
      - Pourquoi la voix officielle (l’administration, l’état) désigne-t-elle les antillais vivant en France sous le vocable « Communauté antillaise » ?
      - Peut-on parler de communauté européenne à la Martinique en référence aux nombreux français « si mal à l’aise » sous le soleil ?
      - Pourquoi les « métros »sont ils si mal à l’aise alors qu’ils ont vue sur le rocher du diamant ?
      - Pourquoi cette bande d’ingrats préfèrerait-elle la grisaille du métro parisien aux plages de sable fin des tropiques ?
      - La Martinique est un département français depuis 1946, Il a fallu attendre 50 ans pour que le Smic y soit appliqué et que les allocations familiales soient alignées. Dans de telles conditions croyez-vous qu’ici, vous êtes trop assisté ? Pas assez ?
      - Lorsque vous êtes un afrodescendant et que vous êtes persuadé d’avoir la peau blanche ? Pensez-vous à consulter un bon psychiatre ?
      - Lorsque vous avez devant vous au réveil une tasse de café au lait et que vous n’y voyez qu’un vulgaire bol de lait ? Pensez-vous à prendre rendez-vous chez l’ophtalmo ?
      Lisez-vous les travaux des historiens et chercheurs sur l’histoire des sociétés coloniales ? Ou cela vous est-il égal ?
      Voulez vous que vos enfants restent dans l’anthropologie raciale du 19è siècle dans laquelle vous vous situez ? Ou cela vous est-il égal ??

      Ce n’est pas parce que ce site protège de l’anonymat qu’il faut semer la confusion en agitant les bras pour questionner à tout va !!!

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  • Le 19 juillet 2012 à 09:13, par TIGRON En réponse à : Etre blessé et aître fragmenté, freins majeurs du développement des Antilles françaises. Vive les Vacances ! Gare à la Rentrée !

    Bonnes vacances à PP et à vous tous !
    Relaxe !
    Massages décontractants !
    Et pour la rentrée !
    Faites votre stock :
    D’eau de carme !
    De feuille de corossol
    De composition pour de petit bain démarré !
    Et pour les cas extrêmes, Tranxène, Valium, Lexomil !
    N’abusez pas de l’herbe, et autres produits illicites !
    Rhum la cé seul médicament nous ni, mais à petite dose… ! En grande quantité c’est un poison Violent et particulièrement pour les NEURONES !

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  • Le 19 juillet 2012 à 09:27, par la riya En réponse à : Etre blessé et aître fragmenté, freins majeurs du développement des Antilles françaises

    vous sentez vous français ? NON, colonisé par la France et ayant par le fait une culture aux racines multiples assumée
    Vous sentez vous martiniquais ? je SUIS martiniquais, Caribéen.
    Les deux vous paraissent ils , à votre niveau perso, incompatibles ? évidemment impossible, sauf à être schizophrène ou encore se renier et vivre dans le déni de ce qu’on est.
    croyez vous qu’ici, vous êtes trop assisté ? OUI, car sans pouvoir réel, l’assistanat c’est de pas pouvoir prendre toutes les décisions concernant sa société.
    Vous sentez vous plus noir que métis ? Homme Antillais, plus Fanon que Césaire, car excluant ainsi toute idée de noirisme rampant.
    Voulez vous que vos enfants restent dans la catégorie raciale ou vous vous situez ? Leur éducation doit en faire des Hommes donc à la fois libre et riche de toutes leurs racines
    Parlez vous a vos enfants de l’esclavage ? C’est l’Histoire de leur père, ils se doivent de la connaître, comme ils doivent connaître l’Histoire, toute l’Histoire

    Tout y est

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  • Le 20 juillet 2012 à 10:26, par eiley En réponse à : Etre blessé et aître fragmenté, freins majeurs du développement des Antilles françaises

    Il est difficile à un groupe, ethnie, peuplade quel qu’il soit de s’inscrire dans une dynamique cohésive, facteur de l’obligatoire de rassemblement en une structure sociale rationalisée par le désir de partager un avenir commun.

    Cela se peut si une unification des hommes , des groupes, des cultures ayant pour objet d’atténuer dans conséquences d’une cohabitation conflictuelle a pu se concrétiser au fil du temps pour permettre une pacification sur le long terme des groupes en présence.

    Toute société s’est bâtie à son départ à partir et sur les fondements culturels originels prééminents d’un groupe social de quel ordre qu’il soit non partagés avec d’autres .
    La construction d’une société basée sur l’association volontaire de cultures antagoniques n’a jamais été démontrée équilibrée au cours de l’histoire du monde.
    Tous peuples normalement constitués l’est sur la base d’une culture originelle commune .

    Il est assez rare de voir sur notre planète ériger à moins qu’ils n’y soient contraint une communauté d’hommes de culture différentes en une société homogène unifiée et stable, les différentes tentatives de société constituées par la contrainte ont touts échouées , la yougoslavie, la lybie,l’URSS pour ne citer que celles-là.

    De ce fait comment peut-on comment peut-on croire qu’une société équilibrée soit érigée par des hommes dont les cultures et les avatars de l’histoire divisent au plus haut point. L’histoire démontre que toutes les oppositions , les bellicismes , les divisions de quel que niveau que ce soit ont été réglées par des édits, accords et traités de réconciliation entre partie antagonistes .

    La réparation réconciliation pardon préalable à toutes entente et cohésion de toutes les composantes d’un n’est pas une lubie des martiniquais , mais un exigence de tous ceux qui ont subit les affres d’un crime contre l’humanité.
    D’autres peuples ont réclamés bien avant nous cette réparation , les aborigènes d’Australie, les israéliens , les Arméniens et certains l’ont obtenu à l’exemple des Nanibiens.

    Extraits de ce document

    hgsavinagiac.over-blog.com/article-31732412.html

    A l’issue de la cérémonie, le chef des Hereros a insisté sur la poursuite du dialogue entre les deux Etats, pour que les blessures du passé soient « guéries ». Il a aussi appelé l’ancien colonisateur à reconnaître le génocide « de son peuple », et à engager un dialogue avec les siens.
    Finalement en août 2004 l’Allemagne a fini par présenter des excuses aux Hereros, par la voix de sa ministre de la Coopération et du Développement, Heidemarie Wieczoreck-Zeul : « Nous Allemands, acceptons notre responsabilité morale et historique, je vous demande de nous pardonner », a-t-elle déclaré au cours d’une cérémonie commémorative organisée au nord de la Namibie. Ce geste sans précédent a été salué aussi bien par le gouvernement namibien que par les Hereros. Ce qui ne les a pas empêchés de réclamer à nouveau des réparations. La ministre de la Coopération s’est en revanche engagée à accroître son soutien financer à la Namibie. Avec 12 millions d’euros par an, l’Allemagne est déjà le premier fournisseur d’aide à la Namibie.

    Une réparation permet d’extirper de l’inconscient collectif les réminiscences ataviques des crimes perpétrés contre l’humanité et stoppent les conséquences désastreuses perpétuées par des mécanismes inconscients relevant du conditionnement à la sous-condition d’hommes..

    Croire que la déshumanisation subie par nos arrières grands parents n’est pas à l’origine des caractéristiques de notre mentalité particulière hérité de ce formatage dont les conséquences n’ont jamais été mis cause dénote de la méconnaissance des mécanismes psychologiques.

    Et pourtant certaines sciences dont la crédibilité est de plus en plus vérifié démontrent que des actes de nos ascendants antérieurs à notre vie influent sur notre mode de vie . Pour exemple

    La psychogénéalogie qu’est-ce que c’est ?
    La psychogénéalogie, comme son nom l’indique, est une méthode qui s’appuie sur la psychologie en se servant de la généalogie.
    On considère notre héritage familial comme pouvant expliquer certains de nos comportements. Notre arbre généalogique aurait donc des répercussions sur nous : c’est l’influence des ascendants sur les descendants.
    Ce sont surtout les travaux du Pr Anne Ancelin Schützenberger, de l’Université de Nice, qui mire ce concept au grand jour en 1971 en France.
    Outre-Atlantique, c’est l’Américain Jacob Levy Moreno qui parla en premier de psychogénéalogie, se servant en cela de divers courants d’influence : psychologie, psychanalyse et psychothérapie.
    Les ouvrages de référence du Pr Schützenberger :
    • « Psychogénéalogie : guérir les blessures familiales et se retrouver soi »
    • « Aïe, mes aïeux ! »
    Un outil de la connaissance de soi par les racines familiales
    En psychogénéalogie, il faut se méfier de certaines dérives sectaires.
    Néanmoins, cette méthode a fait ses preuves et continue d’intéresser toutes les personnes qui reconnaissent que l’histoire de nos ascendants peut avoir un impact sur certains de nos comportements.
    On prend en compte, ce que l’on appelle aussi : la dimension transgénérationnelle.
    Les constats de la psychogénéalogie sont par exemple :
    • L’idée de « mémoire » du corps : notre corps porterait certaines blessures liées à notre passé familial, un peu une mémoire émotionnelle de nos ressentis de l’enfance.
    • Les névroses familiales : ainsi, l’on a souvent tendance à reproduire une sorte de schéma mental/psychologique qui nous vient d’un ascendant.
    Il est de plus en plus nécessaire que nous nous intéressions aux causes de notre impersonnalité et de nos errements psychosociologiques qui entravent les sens et mécanismes inhérents à tous développement sociaux .

    N’est-ce pas là que notre identité culturelle est subordonnée à notre passé dont les conséquences n’ont pas été corrigées et le principal socle de toutes société bien organisée ?

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    • Le 22 juillet 2012 à 00:58, par hoazin En réponse à : Etre blessé et aître fragmenté, freins majeurs du développement des Antilles françaises

      J’ai lu fatigué tous ces parolages inutiles qui ne devraient pas exister, car il ne faut pas répondre et entretenir le mal être du bougre dinosaure PC en état de souffrance à l’origine des commentaires, victime du syndrome "Mickael jackson" non exprimé, compléxé.Nèg/chabin/milat/laposauvé/viéblanc etc..

      Nou la , nou kon nou yé, et alors ? Pété tête moin pou ayen pou vini aigri ? Non merci. Il faut arrêter de se masturber à l’infini sur l’histoire, c’est fait c’est fait.
      Etre et se sentir normal comme tout être humain, la solution, comme la plupart des Martiniquais le font d’ailleurs, prenant la vie et vivant dans le monde comme n’importe qui sur terre, loin de toute névrose, qui mènera à quoi ?...
      Nous sommes en 2012, bientôt en 2212 et on nous fait chier avec un discours qui intéresse qui, qui mène à quoi ? La débile solution.

      Répondre à ce message

      • Le 22 juillet 2012 à 08:54, par eiley En réponse à : Etre blessé et aître fragmenté, freins majeurs du développement des Antilles françaises

        Peut être est-ce se masturber sur l’histoire que de commémorer la raffle du Vel ’d’Hiv, sur la commémoration des crimes contre l’humanité de la déportation des juifs , des victimes de la guerre 14/18 etc. ; c’est si inutile selon vous de se masturber sur ses histoires d’un autre temps qui n’intéressent plus personne en 2012 ?
        Qu’en pensez vous

        Il faut arrêter de se masturber à l’infini sur l’histoire, Etre et se sentir normal comme tout être humain, la solution, comme la plupart des Français le font d’ailleurs, prenant la vie et vivant dans le monde comme n’importe qui sur terre, loin de toute névrose, qui mènera à quoi ?...
        Nous sommes en 2012, bientôt en 2212 et on nous fait chier avec un discours qui intéresse qui, qui mène à quoi ? La débile solution.

        N’est-ce pas cher Hoazin , que tout cela vous fait chier ?

        Répondre à ce message

        • Le 23 juillet 2012 à 12:16, par Zelda de Montgomery En réponse à : Etre blessé et aître fragmenté, freins majeurs du développement des Antilles françaises

          voyez vous, eiley, je séjourne ces dernièrs temps à Paris ou je n’étais va venue depuis un moment. je suis logée ches des amis français de france, blanc, hexagonaux, et je les trouve tellement détendus... je dois avouer les envier un peu, ils vont bosser en transports en commun, qui , la plus part du temps sont fiables, ils ont des hopitaux qui fonctionnent, ( mieux que les notres) leurs légumes sont frais ( y compris nos bananes) , ils ont tous les livres de la liste des enfants, etc, etc, ils sont parfois malpolis, comme nous, mais quand cela arrive à une guichetière d’être un peu brutale, la file ne philosophe pas sur les mauvaises manières des français... bon, ils n’ont ni notre histoire, ni notre soleil, ni notre métissage, ni notre culture, mais je peux comprendre que certains martiniquais, de retour de ce "paradis métropolitain", s’épuisent vite de retour sous nos cieux... que faire ? je ne sais pas . pour ma part, je ne crois pas au paradis...ni à l’enfer.

          Répondre à ce message

          • Le 23 juillet 2012 à 19:42, par eiley En réponse à : Etre blessé et aître fragmenté, freins majeurs du développement des Antilles françaises

            Chère Zelda

            je ne développe ni acrimonie ni gêne à l’égard des français de France , mon désir est de voir un peuple martiniquais debout , qui ne se vautre pas dans un assistanat dont les causes sont à mon avis les tares qu’il porte et transmet de générations en générations sans qu’il ne fasse l’effort d ’en pendre conscience et de s’en défaire .

            Le système paternaliste qui nous y enfonce un peu plus chaque jour ne nous aide pas à sortir de cette léthargie , il nous voile la conscience et nous empêche d ’être face à nous même pour que nous soyons nos propres conducteurs . il faut à mon avis une sorte de catharsis à cette population trop assistée pour qu’elle se décide à bouger.

            A vrai parler et c’est peut être malheureux de le dire , si une réelle dictature éclairée pouvait exister avec tout cela qu’elle pourrait apporter comme rectitude , respect de l’homme et de des règles et lois, respect des valeurs de solidarité et de fraternité , peut être que je serai un de ses zélateurs.

            Mais malheureusement l’homme de nature versatile ne peut longtemps être constant face au pouvoir , et cela réduit mon utopie à une réalité qui m’oblige à être du côté de ceux qui croient qu’un autre monde est possible par la prise de conscience , la vigilance et l’opposition qui aiguillonne.

            Ce texte de Christian Magloire ne peut mieux décrire l’utopie que je partage avec lui.

            UTOPIE ?

            J’ai rêvé d’un monde, où nos enfants ne s’engluaient plus dans les espoirs étriqués d’une vie meilleure, un monde où la réalité était un rêve.

            J’ai rêvé d’un monde dans lequel les valeurs ne s’émiettaient pas par le pouvoir assassin des pétro, des narco dollars, un monde qui avait rejeté les états inféodés à système complaisant à l’égard des profiteurs.

            Un monde dans lequel la vision de l’avenir de notre jeunesse ne s’était pas perdue par l’avènement de l’anti- humanité auquel elle croyait.

            J’ai rêvé d’un monde où les valeurs humaines ne se monnayaient plus, où l’honneur ne s’échangeaient plus contre des titres, des obligations, ou des actions. Un monde où les vertus ne s’égaraient plus à cause de la perte inconsciente de la fierté. Un monde où la probité n’avait été étouffée, ni par la soumission au monde de l’illusoire, ni par l’assujettissement à la puissance des places fortes qui vomissent la cupidité, la honte et la négation de l’existence.

            J’ai rêvé d’un monde où les sociétés ne se délitaient pas, où les facéties des marchés de l’emploi ne plongeaient pas inexorablement les hommes dans le gouffre de la déchéance.

            Un monde où les familles, n’étaient pas décimées et ne vivaient pas de revenus de solidarité de subsides et de charité. Un monde où les hommes n’étaient plus honteux et pouvaient manger par la force de leurs bras dont on acceptait les services.

            Un monde où ils ne couraient plus à la recherche de maigres pitances, un monde où avait disparu la peur de sombrer dans les affres de la décrépitude engendrée par la perte de leur emploi.

            J’ai rêvé d’un monde où l’homme avait réinventé la vie, avait remodelé sa société, un monde où il partageait avec ses frères les dividendes de la somme de ses sacrifices. Plus aucun d’eux ne s’échinait au labeur pour engraisser un système malade et égoïste.

            Un monde où il était un être polysémique dont l’universalité était entretenue par la paix, le respect de leurs droits et l’harmonie des peuples.

            J’ai rêvé d’un monde peut être utopique où la nature un jour s’était régénéré, où les nations avaient accepté la solidarité, la vraie fraternité, la totale égalité comme condition sine qua none à la vie de l’humanité.

            Car la nature dont le monde est indissociable s’était offusquée de voir déséquilibrer les forces, les principes et fondements qui la constituent.

            J’ai rêvé d’un monde de paix, d’égalité, de fraternité et de Bonheur.

            Christian Magloire

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  • Le 25 juillet 2012 à 10:01, par Zelda de Montgomery En réponse à : Cher Eiley , Etre blessé et aître fragmenté, frein majeur du développement des Antilles françaises

    Cher Eiley,

    A vous lire, comment vous dire ? J’ai tendance à penser que vous avez une vision dégradée des Martiniquais, qui révèle un profond malaise, dont j’essaierai de vous faire entrevoir le terme

    Vous écrivez :

    Je ne développe ni acrimonie ni gêne à l’égard des français de France, mon désir est de voir un peuple martiniquais debout, qui ne se vautre pas dans un assistanat dont les causes sont à mon avis les tares qu’il porte et transmet de générations en générations sans qu’il ne fasse l’effort d’en pendre conscience et de s’en défaire.

    "Vautre" "assistanat" "tares" "sans qu’il fasse l’effort », puis plus loin "léthargie »,

    monsieur, c’est cette vision que vous avez des martiniquais ? je crains alors qu’elle ne soit très éloignée de celle de ce raciste "éclairé », Armand CORRE, qui a signé, au début du 20 ème siècle, un livre "nos créoles », avec une plume trempée dans l’encre du racisme le plus imbécile.

    Vous serez assurément surpris, et choqué que je vous associe à ce monsieur, mais vous lirez surement sous sa plume, des visions proches des vôtres.

    les martiniquais ne sont pas comme vous dites, ils vivent dans une ile sous développée et se battent, se battent depuis des centaines d’années pour accomplir leur rêve : être des français "à part entière", c’est à dire, jouir des mêmes privilèges , : la liberté, la santé, l’éducation, la fiabilité des services publics, une justice qui fonctionne, une loi qui s’applique, un environnement protégé ( voir épandage, clordécone) et une jeunesse non oisive...c’est pas gagné !

    Ici, tout est plus compliqué, même dans les affaires, contrairement à ce que vous imaginez, et la léthargie n’est pas de mise,

    mettez-vous à la place d’une personne sans diplôme, sans emploi, à qui l’on propose quelques heures de ménages à 10 km de chez elle alors qu’elle ne peut se payer une voiture, ni rejoindre son emploi en bus ?

    Si cette personne a des enfants, le calcul est vite fait : RMI. Mettez-vous seulement à sa place, et vous cesserez de la traiter de taré léthargique.

    Votre mépris pour ce peuple (et pour vous même) se lit par votre tentation avouée du despotisme éclairé, ils ne sont pas passez intelligents pour voter, peut-être ?

    lancez-vous donc en politique, et affrontez le difficile combat démocratique pour le pouvoir...ou écrivez un essai pour les faire profiter de vos lumières, il y a des éditeurs , ici, qui publient volontiers les plumes intelligentes...il y aurait tellement à dire...sur votre manière de voir...

    enfin, je vous joins une petite liste des catastrophes naturelles auxquelles la Martinique a été tout au long de sa courte histoire, exposée, depuis 1600 ( l’histoire de la Martinique ne commence pas en 1848) et vous verrez que ce peuple a du courage, qu’il n’est ni taré, ni léthargique, pour les avoir traversées toutes, esclavage compris.. Alors soyez décent avec vous même :

    LISTE CHRONOLOGIQUE DES CYCLONES À LA MARTINIQUE
    DE 1633 À « NOS JOURS » (1949)

    1642. — À Saint-Christophe, à la Martinique et à la Guadeloupe, trois ouragans (Dutertre).
    1651. — À la Martinique (Pelleprat).
    1652. — À la Martinique et à la Guadeloupe (Pelleprat).
    1655. — À la Martinique, à la Guadeloupe et à Saint-Vincent, le 3 juillet et le 1er octobre.
    1656. — À la Martinique et à la Guadeloupe (Dutertre), deux ouragans destructeurs.
    1666. — Le soir du 15 août. Ouragan qui dévasta la Guadeloupe et se fit sentir faiblement à la Martinique. Dès qu’il avait commencé à se manifester, le gouverneur avait transmis ses ordres aux navires en rade de Saint-Pierre pour qu’ils vinssent aussitôt au Carénage de Fort-Royal. Un seul bateau, resté à Saint-Pierre, fut jeté à la côte. (L’escadre anglaise commandée par l’amiral Willougby disparut au large des Saintes)
    1693. — Le mois d’octobre fut désastreux pour la Martinique. Un violent coup de vent ravagea la campagne, abattit les récoltes sur pied, détruisit les chemins. Une marée de tempête qui l’accompagnait maltraita les côtes, renversa le quartier de la Galère (deux cents maisons) et une partie du Fort, ainsi que la batterie de huit canons élevée près de la Roxelane (Labat, t. II, p. 224).
    1713. — Ouragan qui causa de grands ravages dans les campagnes et qui faillit jeter la colonie dans la famine. Les colons s’en plaignaient encore en 1715. « Ajoutez, disaient-ils au général et à l’intendant, les dégâts occasionnés par le coup de vent d’il y a quinze mois. »
    1723. — Bourrasque. Un navire de La Rochelle vient à la côte à Saint-Pierre et s’y brise, tout son chargement est perdu.
    1753, 1er octobre. — Outre les tremblements de terre, qui s’étaient renouvelés jusqu’à trente-trois fois dans l’espace de trois mois et qui avaient tenu la population dans de cruelles anxiétés, un coup de vent vint encore désoler la colonie.
    « Le 1er octobre, à trois heures du matin, le vent souffla du Nord. Il passa au Nord-Est, en augmentant de force jusqu’à dix heures.
     » À ce moment, il parut diminuer. À 11 heures, on le croyait apaisé. Mais à midi, il sauta tout à coup au Sud et reprit avec violence jusqu’à cinq heures. Dans cet intervalle, la mer jeta cinq bateaux à la côte. Plusieurs canots, portant des passagers de Saint-Pierre à Fort-Royal, partirent à la dérive. Quelques maisons de Saint-Pierre furent endommagées. Mais c’est la campagne qui supporta le poids de l’ouragan. Des bâtiments y furent renversés, des arbres déracinés, les cannes, les maniocs, les cafés couchés ou arrachés. »
    1756, 12 septembre. — Raz-de-marée à la Martinique. « C’était le quatrième jour de la lune. Le vent commença à souffler, vers cinq heures du matin, du Nord-Est, par tourbillons et en croissant jusqu’à une heure de l’après-midi. À ce moment, il sauta au Sud-Ouest. La mer, soulevée par ces forces contraires, emporta plusieurs maisons de la Galère, qui ne furent jamais rebâties. Les parties Est et Sud de l’île, depuis la Trinité jusqu’aux Anses d’Arlets, souffrirent beaucoup. Quantité de maisons furent renversées et découvertes, vingt-cinq bateaux ou goëlettes naufragèrent. Plantations ravagées.
    1758, 12 septembre. — Bourrasque : Martinique et Sainte-Lucie très éprouvées.
    1760, 7 novembre. — Un coup de vent jette à la côte, à Saint-Pierre, une douzaine de bâtiments.
    1765, septembre. — Ouragan sur la Martinique, la Guadeloupe et Saint-Christophe.
    1766. — Nuit du 13 au 14 août. Fort cyclone, plantations ravagées sur toute l’île. On releva 440 cadavres. Il y avait 580 blessés. 80 navires s’étaient perdus.
    1775. — 30 juillet et 25 août. Cyclones passés sur l’île.
    1776, 5 septembre. — Ouragan accompagné de marées de tempête, 22 navires à la côte.
    1779, 3 octobre. — Coup de vent. « Le commerce n’y perdit pas beaucoup, parce que la plupart des navires étaient au carénage de Fort-Royal, mais la campagne fut maltraitée et les vivres arrachés. »
    1780, 12 octobre. — Ouragan qui s’étendit sur toutes les Antilles : Barbade, Saint-Vincent, Sainte-Lucie, Guadeloupe, Saint-Eustache, Saint-Christophe, Porto-Rico, Jamaïque. À la Martinique, le commerce et la campagne souffrirent beaucoup. Les plantations furent dévastées depuis le Prêcheur jusqu’à Fort-Royal. Un raz-de-marée furieux jeta à la côte un grand nombre de navires et renversa 155 maisons à Saint-Pierre. À Fort-Royal, la cathédrale, 7 églises et 140 maisons furent renversées. Plus de 1.500 malades et blessés furent ensevelis sous les ruines de l’hôpital. Au total, 7.000 victimes. Dans l’île Saint-Vincent, Kingstown fut entièrement détruite. Cet ouragan est le plus violent qu’on ait subi à la Martinique.
    1788, 14 août. — Cyclone. Dans l’ensemble, terrible hivernage. Presque tous les navires furent détruits.
    1804, 3 septembre. — Dix-sept navires perdus, ce cyclone traversa ensuite Dominique, la Guadeloupe, Saint-Christophe, Saint-Thomas.
    1813, 23 juillet. — Ouragan à la Martinique et à la Guadeloupe.
    1816, 6 septembre. — Bourrasque.
    1817, 21 octobre (Date extrême de cyclone signalé sur les Petites Antilles). — Cyclone à la Martinique et à la Guadeloupe.
    1818, 21 septembre, 14 octobre. — Bourrasques.
    1825, 26 juillet. — Bourrasque : Martinique et Guadeloupe.
    1846, 6 octobre. — Cyclone.
    1855, 25 août. — Bourrasque à Saint-Pierre.
    1872, 9 septembre. — Bourrasque. Tous les navires à la côte.
    1879. — Détestable hivernage, signalé par maints débordements nuisibles à Saint-Pierre et dans d’autres localités.
    1883. — Cyclone du 4 au 5 septembre, ressenti également à la Guadeloupe. 20 navires jetés à la côte en rade de Saint-Pierre.
    1889, 4 septembre. — Forte bourrasque, ressentie également à la Dominique.
    1891. — Cyclone du 18 août, nombreuses victimes, 50 millions de dégâts.
    1903. — Cyclone dans la nuit du 8 au 9 août, 31 morts, nombreux dégâts matériels. La pression est tombée à 726 mm. 8.
    Liste, extraite du Bulletin annuel du Service Météorologique et de l’Observatoire géophysique, année 1933. (Cette liste a été compilée d’après divers auteurs, et en particulier Moreau de Jonnès, pour la partie antérieure au XIXe siècle, et d’après le Moniteur de la Martinique pour la période la plus récente.)

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  • Le 1er août 2012 à 20:50, par eiley En réponse à : Etre blessé et aître fragmenté, freins majeurs du développement des Antilles françaises

    Chère Zelda

    Tout est sujet à interprétation et je ne vous tiendrais pas rigueur d’écrire ce que vous pensez, cependant il est une chose à bien comprendre avant de continuer toutes discussions.
    Nous avons été invité à être français plus de manière forcée que de notre bon vouloir quand bien même que nous ayons accédé à cette nationalité en 1946. Cette départementalisation répondait au besoin d’une population apatride de se raccrocher à une patrie qu’il accepta pour sien trop acculturé pour faire le choix de se constituer en peule souverain.

    Il est à se poser un simple question de bon sens , pourquoi le martiniquais devrait-il en tant que français se battre pour avoir les mêmes privilèges si tan est qu’ils sont français ?
    Pourquoi devrait-il se battre depuis cent ans pour jouir des mêmes avantages ?
    Ne trouvez vous pas que tout cela dénote d’une forme de disparité entre français de France et français d’outre France ?

    je vous cite :

    les martiniquais ne sont pas comme vous dites, ils vivent dans une ile sous développée et se battent, se battent depuis des centaines d’années pour accomplir leur rêve : être des français "à part entière", c’est à dire, jouir des mêmes privilèges , : la liberté, la santé, l’éducation, la fiabilité des services publics, une justice qui fonctionne, une loi qui s’applique, un environnement protégé ( voir épandage, clordécone) et une jeunesse non oisive...c’est pas gagné !

    N’est-ce pas illusoire de croire que le martiniquais peut être un jour un français à part entière ?

    Et puis la tare dont je fais allusion ne signifie pas que le martiniquais est taré , c’est votre interprétation qui vous le fait admettre comme cela. Ce dont je parle est la charge psychosociologique héritée par atavisme dont on croit que le temps peut gommer les traces dans notre inconscient collectif. Il faut comprendre que cet héritage pèse sur l’identité sociologique des martiniquais et est la véritable cause de notre incapacité à créer la cohésion nécessaire au dynamisme de tout peuple.

    L’assistanat qui empêche toutes éclosions d’initiatives, qui nuit à l’inventivité au dynamisme, à la volonté de faire progresser son pays comme peut le prouver le plus petit pays de la caraïbes n’est-ce pas une forme de léthargie , sinon que serait-ce ?

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