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La Départementalisation contestée de Mayotte

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Publié le 23/03/2010

Mayotte attend, avec impatience sa départementalisation. Cependant, cette dernière reste largement contestée par l’archipel des Comores d’une part, et par l’ONU d’autre part. Que cache la vague de contestation de l’intégration de Mayotte à la République Française ?

Pour être crédibles et acceptés par la population mahoraise impatiente de voir se développer son économie, tous les partis politiques mahorais doivent présenter clairement dans leur programme LE terme clé synonyme du progrès de l’île : celui de la départementalisation. Mais s’ils le revendiquent clairement, ces mêmes partis politiques mahorais ont souvent fait le reproche de la lenteur du processus d’assimilation, qui, rappelons-le débuta en 1958. En effet, cette date marque l’année de première aspiration des élus de Mayotte à devenir département français. Ainsi, peut-on lire dans la lettre du Comité Mayotte Département datant du 19 Février 2008, « Nous considérons à présent que la France ne doit plus trahir ses promesses vis-à-vis des Mahorais. » Mais si la présence française est souhaitée par les Mahorais, elle poserait un problème diplomatique et de droit international.

Tout d’abord, l’île de Mayotte n’a jamais cessé d’être revendiquée par l’archipel des Comores depuis son indépendance en 1975. Ce dernier espère bien récupérer « la quatrième perle de sa couronne ». Et pour cela, il compte amplement sur l’intervention d’instances internationales, comme l’ONU, l’Union Africaine (UA) et la Ligue Arabe qui, dès 1975, condamnent régulièrement la France. L’UA conteste notamment les premiers référendums de 1976 qui constituent selon eux une « violation grave de l’intégrité territoriale des Comores ». La dernière condamnation de la France fait suite au référendum qu’elle organisa en 2009 : malgré les 95% de « oui » affirmant la volonté mahoraise de son assimilation à la France, les ministres des Affaires étrangères des 118 pays du Mouvement des Non alignés rejettent cette requête et demandent l’arrêt immédiat de toute intégration.

De nombreuses pétitions sont organisées contre l’occupation « illégale » de Mayotte par la France. D’un point de vue géopolitique, ces référendums sont considérés comme des affronts de l’Etat français envers les autorités comoriennes. Ainsi, André Oraison, un juriste réunionnais pense que « pour une multitude de raisons aussi internes qu’internationales, il serait également judicieux que le gouvernement français n’accorde pas à l’horizon 2010 le statut de Département d’outre-mer (DOM) à l’île aux parfums de ylang-ylang (…) ; à ce sujet, il faut espérer que les élites mahoraises auront eu le temps, d’ici là, de se convaincre elles-mêmes que le statut de DOM n’est pas la solution miracle aux maux dont souffrent les sociétés françaises ultramarines. (…) Le statut de DOM risquerait par ailleurs d’introduire une vie économique totalement artificielle à Mayotte de nature à faire basculer irrémédiablement une société insulaire traditionnelle et rurale à plus de 80 pour cent dans la dépendance d’une riche métropole et dans l’assistanat généralisé".

Mais il semblerait, que cette vague d’intégration déstabilise réellement la géopolitique comorienne : en effet, après sécession de l’île d’Anjouan, certains habitants de cette île rêveraient, selon certains comoriens, eux aussi, à se rapprocher de la France, et des avantages qui en découlent.

Cliquez ici pour lire les 8 commentaires

  • Ceux qui se vendent pour un plat de lentilles ne sont pas seulement martiniquais. Mayotte comme la Martrinique se positionne pour le genocide par substitution. Cela va vite Mayotte. Allez voir en Nouvelle Calédonie et en Martinique.
    En Nouvelle Calédonie les jeux sont faits. La les Kanaks sont des oiseaux Dodo. En Martinique ils ne savent pas quel jour nous sommes.

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  • La Départementalisation contestée de Mayotte 24 mars 2010 08:18, par Joe

    Il est impossible de faire du développement durable en développant une ile sur les quatre que compte l’archipel des Comores. L’ile d’Anjouan, notamment, doit etre dévellopée pour éviter le grave déséquilibre que la France créé en donnant autant d’argent à Mayotte.
    On ne peut pas donner des millions à une ile sans rien donner aux iles soeurs !

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    • Cher Joe,
      Je voulais être d’accord avec toi sur ton message, mais tu m’as déçu en citant cette phrase "on ne peut pas donner des millions...". je pense que vous êtes de ceux qui croient toujours que l’outre mer, ce sont des territoires où l’Etat deverse des millions. La réalité est tout autre mais revenons en à notre sujet.
      Ce que vous oubliez de dire, c’est que les Comores est un Etat indépendant qui reçoit également des aides du monde entier. Je te demande même de vérifier combien de millions de dollars, l’Eta comorien reçoit par an. Ensuite, expliquez nous comment cet argent est utilisé.
      Faire du developpement durable, c’est une nouvelle manière de travailler, de construire, de vivre, de consommer... Cela n’a rien à voir.
      Par contre, il faut evectivement aider les Comores, l’ensemble des 3 îles des Comores et pas seulement Anjouan comme tu le dis ici pour un developpement.
      J’espère que les responsables politiques comoriens ont une volonté d’aider le peuple comorien à améliorer leur quotidien et à developper l’économie du pays au lieu de penser et faire croire aux Comoriens que Mayotte comorienne leur apportera prospérité et je ne sais quoi encore.
      Je constate seulement qu’à 3 (Gde Comores, Moheli et Anjouan), vous ne vous entendez pas, alors avec Mayotte, ça sera encore plus difficile.
      Enfin, j’ai juste cet exemple à te donner. Regardes HAITI qui est frontalier avec la République Dominicaine, dans la même île, mais que c’est la pauvreté du côté de Haiti, et du côté Dominicaine, l’économie marche mieux.
      Alors travaillons ensembles Comoriens, Mahorais, Malgaches, Réunionnais, Mauriciens, Zanzibariens, Seychelois, Tanzaniens... à developper ensembles l’économie de la région car aujourd’hui, l’économie et la finance n’ont pas de frontières. Et arrêtez de penser qu’à ton île.
      Laisser nous (nous Mahorais) dans notre statut de département français d’outre mer et travaillons ensembles les points permettant le développement de notre région car Mayotte et les Mahorais par la volonté des Mahorais et des Mahoraises sont et resterons toujours français.

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  • La Départementalisation contestée de Mayotte 24 mars 2010 08:51, par Sada976

    Etonnant de voir cet article n’est pas signé. Ceci dit, je pense que les Comoriens doivent d’abord s’occuper de leurs problèmes de gouvernance au lieu de dépenser leur énergie à vouloir faire un mariage forcé et où les Mahorais eux mêmes réfusent catégoriquement.Ensuite, les Comoriens doivent d’abord respecter les accords qu’ils signent entre eux sous le contrôle de l’ONU, de l’UA... avant de vouloir imposer aux autres, leur vision. Mais d’ores et déjà, tout démocrate qui se respecte dans ce monde constate que personne ne peut obliger à d’autres personnes un statut que l’on ne veut pas. Les Mahorais se sont éxprimés le 29 mars 2009, et ont montré au monde entier qu’ils ne veulent pas du tout d’une indépendance et surtout avec les Comoriens.
    Ce n’est pas parce que Mayotte fait parti de l’archippel des Comores, qu’elle doit absolument faire parti de ce pays, sinon les frontières dans ce monde n’existeraient jamais. IL n’y aurait que 5 pays au monde car il n’existe que 5 continents symbolisés par les 5 anneaux olympiques.
    Enfin, Nous sommes assez grands pour savoir ce que nous voulons et ce qui est bien pour nous. Nous sommes français et nous le resterons tant que nous le souhaitons. Le Président Sarkozy l’a dit "MAYOTTE C’EST LA FRANCE".

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    • La Départementalisation contestée de Mayotte 24 mars 2010 10:11, par Administrateur

      Ne voyez aucune malice à l’absence de signature, qui ne signifie non plus en rien absence de responsabilité. Nous avons un directeur de publication clairement identifié dans la rubrique "équipe" du site, dont la fonction est d’assumer, du point de vue de la ligne éditoriale, et le cas échéant du point de vue juridique, les contenus des articles, et les contenus de l’ensemble du site.

      Pour ce qui est de cet article, il s’agit simplement d’un travail collectif de notre équipe, à partir de recherches "historiques".

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  • La France est et demeure le dernier pays indécrotablement colonialisme du Monde ; elle ne s’en va que par la force.lA GUERRE D’aLGéRIE EST LE PLUS BEL EXEMPLE.Batailler pendant sept ans pour intégrer un peuple qui n’a rien à voir avec les ethnies de l’Hexadone, il faut le faire.Si kADAFI POSSéDAIT LA BOMBE ATOMIQUE LA fRANCE N’AURAIT JAMAIS OSE INTEGRER MAYOTTE ;iL FAUT AUSSI reconnaître le rôle de valet du colonialisme de l’un de nos compatriotes, Jean-Baptiste qui est allé achever le lavage de cerveaux de ces populations.La France s’en fout des 24 résolutions de l’ONU ; alors qu’elle ne reproche pas à l’IRAN de se taper des résolutions de l’ONU à son égard.La France de droite est un pays raciste qui ouvre un dialogue sur l’identité nationale qui est plutôt une forme d’exclusion de la différence.De toutes les façons, nous mêmes aux Antilles Guyane nous sommes mal barrés ; la France est encore plus forte chez nous, elle utilise nos propres compatriotes pour détruire le nationalisme ; elle nous tend des pièges en permanence, dans la Constitution, art 72-3, art 74. Elle a poussé un gars comme AMJ à s’autodétruire et à se dresser contre celui qui pourrait être le dernier rempart contre le colonialisme, dans sa troisième voie.Il ne faut pas nous laisser opposer pour des vétilles ; ,resoudons-nous pour mieux aller recouvrier les outils qui n ous conduiront vers la libération physique et morale.iL EST TROP TARD POUR UNE RUPTURE AVEC LA fRANCE. IL FAUT CEPENDANT L’OBLIGER à PARTAGER SA SOUVERAINET2 AVEC NOUS et pour cela regroupons nous pour nous retrouver enb force en face du colonialisme ; entrons dans le 73 avec la ferme intention de nous battre pour notre dignité ;tous ensemble, Letchimi, Marie-jeanne, Saé, Carole, Malsa, faisons bloc contre notre diviseur.Aloignez-vous non pas derrière mais à côté de Letchimi et vous verrez que ce n’est pas votre ennemi.Certains indépendantistes et natamenr deux qui étions sur sa liste en ont fait la démonstration ; ,l’un était en position éligible et l’autre volontairement non éligible.Pourtant, nous nh’avons pas changé de camp ; nous avuions simplement une lecture différente de la Constitution ; maintenat loe ùmoment du regroupement est venu.AMJU est dépité mais son savoir sera encore utile au pays dans la Nouvelle Collectivité unique où nous souhaitons nous voir tous représentés,AUTONOMISTES, INDEPENDANTISTES ET DROITE PROGRESSISTE pour le bien de notre pays.Personne n’a perdu mais personne n’a encore gagné !

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  • La Départementalisation contestée de Mayotte 24 mars 2010 14:06, par Max Dufrénot

    auteur du message

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