Les élections...ou la paix
TweetSi l’énergie déployée depuis des mois et des mois en attaques et contre attaques, et depuis quelques jours en accusations et en défenses, avait été consacrée à la résolution des questions qui posent véritablement problème, le dossier du Lycée Schoelcher serait réglé depuis belle lurette...comme bien d’autres d’ailleurs.
Mais il se trouve que l’état de campagne électorale permanente dans lequel nous nous trouvons ne facilite évidemment pas le dialogue et le consensus : municipales en 2001, législatives en 2002 et 2003 (partielles au centre), Cantonales, Régionales puis Sénatoriales en 2004, présidentielles et législatives en 2007, municipales et cantonale en 2008...et nous n’en avons pas terminé ! Consultations et Régionales en 2010, Cantonales partielles en 2011, Présidentielles et Législatives en 2012, Sénatoriales par-ci, et j’en oublie certainement !
Oui nous aurons d’une manière ou d’une autre une simplification de la gouvernance. Qui ne touchera que les deux grandes assemblées. Resteront des Maires, des conseillers municipaux, des communautés, des députés, des sénateurs...des dizaines d’élus dont les préoccupations oscilleront toujours entre leur réélection, leurs comptes historiques ou contemporains à régler, et leur action publique.
Une tension politique permanente donc, des frustrations nombreuses et une violence latente qui traversent notre histoire...des éléments qui ajoutés au mille-feuille administratif français forment un coktail particulièrement improductif ici.
Les élections ou la paix...les campagnes ou le développement. Une nasse comme dirait l’autre. Et rien qui ne laisse augurer de lendemains meilleurs. Mais peut-être que je me trompe, et que je m’en rendrai compte quand mon pessimisme s’en ira, en même temps que mourra une année particulièrement difficile.
Franck SAINTE-ROSE-ROSEMOND
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