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Services Publics : Réforme de l’Etat en Martinique

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Publié le 24/02/2011

Le Préfet de région a présenté le jeudi 24 février 2011 la Réforme de l’Administration Territoriale de l’Etat (RéATE).

La Réforme de l’Administration Territoriale de l’Etat, action issue de la révision générale des politiques publiques (RGPP), est mise en place depuis le 1er janvier 2011. Selon le Premier Ministre, François Fillon, "cette réforme affirme l’unité de la parole et de l’action de l’Etat dans le territoire. Elle rend l’administration déconcentrée plus accessible, plus simple, pour un coût de fonctionnement moindre et avec un objectif de haut niveau de qualité de service".

Désormais, résultat de cette "volonté de simplification et de cohérence", les 20 services de l’Etat existant auparavant sont regroupés en six nouvelles directions, placées sous l’autorité du Préfet, et ayant en charge une politique publique unique.

Les six nouvelles directions :

- Direction des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIECCTE). Elle regroupe la DTEFP, la DRCCRF, la DRT, la DRIRE, la DRCE et la DRCA. En rassemblant toutes les expertises en matière d’inspection du travail, d’emploi et de développement économique, la DIECCTE répond aux besoins des entreprises ainsi qu’à ceux du consommateur. La DIECCTE est organisée autour de trois pôles : • le pôle Entreprises, Economie et Emploi (pôle 3 E) • le pôle politique du Travail (pôle T) • le pôle Concurrence, Consommation et Répression des Fraudes (pôle C), auxquels s’ajoutent un secrétariat général et un service études, statistiques et évaluation.

- Direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DAAF). La DAAF est le résultat de la fusion de la DAF et de la DSV. Elle regroupe ainsi, sous l’autorité du préfet, l’ensemble des missions relatives à l’alimentation, à l’agriculture, à la forêt et au développement rural de la Martinique.

- Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DEAL). La DEAL regroupe les services de la DIREN, de la DDE, de la DRIRE, le pôle logement social de la préfecture et la coordination de la sécurité routière. Elle est également en charge de la police de l’eau, mission assurée auparavant par la DAF : elle exerce le suivi de la qualité des eaux littorales, pour valoriser et préserver le patrimoine naturel terrestre et marin. En attendant la réforme portuaire prévue en 2012, la DEAL conserve la direction du port de Fort-de-France.

-  Direction de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DJSCS). La DJSCS nait de la fusion de la DJS, de la représentation territoriale de l’ACSE, du pôle cohésion sociale de la DSDS et du bureau de la politique de la ville et de la solidarité de la préfecture.

- Direction des affaires culturelles (DAC). La DAC regroupe la DRAC et le SDAP. Elle est chargée de la mise en œuvre de la politique culturelle de l’État en région et doit notamment contribuer au développement d’une culture locale forte, empreinte de sources multiples : caribéennes, africaines, françaises.

- Direction de la mer (DM). Elle englobe la cellule des phares et balises et le dispositif POLMAR qui dépendaient auparavant de la DDE. La DM collabore avec de nombreux autres services de l’Etat comme la DAAF, la DIECCTE, la DJSCS et la DRFiP. La DM est chargé de la mise en œuvre des politiques de la pêche et des cultures marines.

Elle suit également les dossiers liés à l’organisation des transports. L’objectif est de donner une place accrue en Martinique au transport maritime des personnes et des matériaux.

Cliquez ici pour lire les 5 commentaires

  • Services Publics : Réforme de l’Etat en Martinique 25 février 2011 07:39, par jean claude

    Peut être faudrait il jeter un oeil aussi sur l’organisation et la gestion des collectivités territoriales.Un audit récent risque de faire du bruit dans les jours à venir.

    Répondre à ce message

  • Et la réforme du port ???

    Répondre à ce message

  • Services Publics : Réforme de l’Etat en Martinique 28 février 2011 16:36, par têtecalvicieuse

    Auteur : Damien Guttierez
    La moitié des marchandises qui arrivent en France par la mer sont débarquées dans un port étranger. Le port de Marseille, plus grand port français en tonnage, a vu sa part de marché sur la façade méditerranéenne passer de 18,8 % à 5,5 % pour les conteneurs.

    La grande majorité des ports européens relève du modèle de « port propriétaire« , c’est-à-dire où l’autorité publique est uniquement propriétaire de l’infrastructure et des terrains tandis que l’outillage est détenu par des opérateurs privés qui exploitent le terminal. L’entrepreneur de manutention portuaire doit, pour remplir ses obligations à l’égard de clients armateurs ou affréteurs, pouvoir disposer de la maîtrise complète des outillages et des personnels qu’il emploie.

    La loi portant réforme portuaire apporte à mon sens des garanties suffisantes aux salariés des « grands ports maritimes » en matière de poursuite de leur contrat de travail. Le contexte de crise internationale ne doit pas cependant conduire à rompre le dialogue social.

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  • Services Publics : Réforme de l’Etat en Martinique 28 février 2011 16:44, par têtecalvicieuse

    Luc Melanchon, Député communiste

    La réforme portuaire risque de prendre le large avec la houle déferlante des retraites !

    L’appel à la grève de la Fédération nationale des ports et docks de la CGT est, à mes yeux, tout à fait légitime et je souhaite que leurs revendications soient entendues.

    C’est FILLON, lui-même, qui a insufflé ces accords sur les départs anticipés. Et aujourd’hui, le gouvernement, lui, se dit « prêt à reconnaître la pénibilité de certains métiers portuaires », mais « dans le cadre défini par la loi du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites ».
    Aussi, connaissant bien les protagonistes, le rapport de force risque fort de s’intensifier si le gouvernement n’entame pas de véritables négociations avec tous les acteurs du Port, négociations qui doivent être nationales pour le devenir de tous les Ports de France.

    Il faut que le gouvernement cesse de se cacher derrière de faux prétextes et s’engage réellement dans le maintien de l’activité portuaire.

    À mes yeux, l’activité industrielle passe par une reprise de l’activité portuaire. Nous sommes aujourd’hui nombreux à avoir pour notre Port et la Métropole marseillaise un projet ambitieux de développement économique industriel sur les Bassins Est.

    Alors que l’Etat en fasse autant !

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