Dernière minute :
*** Suivez nous sur twitter @polpubliques ***

Politique

"Mémoires croisées" à Paris

Publié le 09/05/2012

À l’occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions le 10 mai 2012, la Délégation
sénatoriale à l’outre-mer, présidée par Serge Larcher, a organisé au Sénat, ce mercredi 9 mai 2012, avec le Comité Pour la Mémoire et l’Histoire de
l’Esclavage présidé par François Vergès, une rencontre intitulée "Mémoires croisées".

Le mot de l’historien Benjamin Stora, mis en avant par les organisateurs, et selon lequel "Seule la construction d’un récit national républicain est à même
d’intégrer les mémoires blessées et de fermer les plaies
" illustre bien la philosophie de cette rencontre.

En réunissant des sénateurs, des historiens, des anthropologues, des artistes et des acteurs culturels et associatifs, ses promoteurs se fixent pour objectif de "mettre en conversation des mémoires issues de la longue histoire de la colonisation française. Sans effacer les différences entre les situations, il s’agit d’entamer le processus de mise en commun des récits et des
mémoires jusqu’ici fragmentés".

Elus, grands témoins et experts se penchaient sur les deux problématiques suivantes :
- Pourquoi est-il important d’intégrer les mémoires et l’histoire coloniales dans le récit national ?
- Comment engager concrètement le processus de mise en conversation des histoires coloniales ? Faut-il envisager une commission « Vérité et Justice » ?

Politiques Publiques reviendra dans un prochain article sur les échanges et les conclusions de cette rencontre.

Cliquez ici pour lire les 7 commentaires

  • Pour le million d’hexagonaux d’origine afroantillaise, il y a du boulot à se construire une identité française où vos racines font de vous des citoyens de seconde zone dans un milieu où progresse un nationalisme qui lui se construit sur la pureté ethnique, le rejet des métissages ethnique et culture, crise économique aidant.
    Donc au delà des discours, il y a la sortie de crise comme condition préalable.

    repondre message

    • Il faut regarder la réalité en face.

      La situation que vous décrivez existait bien avant la crise. Résoudre la crise ne changera rien au regard de ceux qui n’oublieront jamais qu’ils ont été les maitres ni à celui de ceux qui se souviendront toujours qu’ils ont eu des maitres.

      Seules solutions, la recherche historique et archéologique, le recueil et l’entretien des mémoires, l’écriture et l’enseignement, le pardon pour ceux qui le demandent et la pitié pour les autres.

      repondre message

      • elle existait avant la crise oui mais partout en Europe, il y a une montée des partis extrêmistes qui pronent le repli identitaire, le racisme et la xénophobie.
        Le racisme est la manifestation d’une idéologie qui structure la psyché
        Cette idéologie "explique" la crise en faisant de l’autre un responsable..
        L’absence de crise permet d’aborder le sujet de façon plus objective moins passionnée puisqu’ils n’ont plus de raison de trouver un bouc émissaire.
        Ceux qui par contre sont les idéologues, les dirigeants des partis extrêmes, l’élite, sont imperméables.
        La crise permet à l’idéologie de prospérer et de "contaminer" les gens simples et de les recruter pour ensuite servir les desseins de l’élite d’extrême droite.

        vous expliquez l’esclavage avec l’aide de la recherche ?
        le raciste vous dira que c’est parce le nègre est inférieur qu’il a pu être mis en esclavage.

        Par contre je ne vois pas ce que viennent faire les mots "pardon" et "pitié dans ce processus.
        Il y a simplement des faits HISTORIQUES à regarder sans la moindre pointe d’affect.
        Que l’Etat Français reconnaisse sa responsablité HISTORIQUE me semble logique et nécessaire, parce qu’elle oblige Dupont à ne pas trouver un soutien idéologique dans la Nation, dans la République, dans l’Etat.
        Et en cela les discours de Sarkozy, représentant de l’Etat Republicain, étaient dangereux dans la campagne car il avalisait les racismes.

        repondre message

      • de même quand vous écrivez
        "....ceux qui se souviendront toujours qu’ils ont eu des maitres."
        Mais je n’ai pas eu de maîtres donc je ne peux pas m’en souvenir.
        Les maîtres et les esclaves sont dans l’Histoire, et justement l’Histoire a permis de sortir d’un éventuel complexe qui a normalement totalement disparu avec l’aide de Césaire, de Mandela, de Fanon, de Cabral, de Malcolm X, de Strauss, etc....
        Ce dont vous parlez ne peut se manifester que chez l’aliéné, et là cela relève du pathologique.

        repondre message

        • Plutôt que de trainer l’Histoire et les histoires comme des boulets ou de vous complaire dans une phraséologie "psycho quelque chose" de bazar, regardez devant vous. Que cela vous plaise ou non, il y a eu des maîtres, il y a eu des esclaves. Aujourd’hui, les descendants des maîtres continuent à se croire et à se comporter en êtres supérieurs parce que les descendants d’esclaves sont incapables dans leur grande majorité de se défaire de leurs complexes d’enfants de victimes. J’ai parlé de pardon et de pitié pour les anciens maîtres et leur engeance parce que se sont, avec l’éducation et la fierté de soi, les seules voies de sortie dont nous disposons, nous autres descendants d’esclaves. Pensez-vous réellement qu’être prisonniers de notre Histoire, de nos histoires et des fluctuations de nos mémoires, puisse nous apporter les clés du monde de demain ? Est-ce que vous ne pouvez-pas envisager de laisser à vos enfants autre chose qu’une éternelle complainte victimaire ? Croyez-vous que Mandela, Tutu, Obama et tous les autres dont nous oublions un peu vite le parcours, en soit restés aux célébrations mémorielles ? Il y a des pages qu’il faut savoir tourner. Cela ne signifie pas qu’il faille bruler le livre. Juste en changer. C’est affaire de conscience. Cordialement.

          repondre message

  • parce que les descendants d’esclaves sont incapables dans leur grande majorité de se défaire de leurs complexes d’enfants de victimes.
    Cela vous plaît de croire cela, mais la majorité des antillais "afro descendants" mènent leur vie en connaissant leur histoire et en réussissant leur vie bien mieux que tout plein de blancs, descendants d’esclavagistes ou pas.
    Le complexe n’existe plus ; après chacun sa démarche pour des raisons qui lui sont propres, certains dans une démarche politicienne, d’autres simplement parce qu’il faut comme tout individu, comme tout peuple honorer ses ancêtres.

    Quand au fait que des descendants d’esclavagistes puissent se croire supérieur, je vous dirai que je ne pose pas la question et ne peut souffrir de cela.
    Peu m’importe ce que l’autre pense et encore moins ce qu’il pourrait penser de moi, j’ai déja une tâche qui m’occupe pleinement, réussir ma vie d’homme dans ce monde et développer une "estime de soi" qui me permet d’affronter TOUS les hommes et d’être et rester libre.

    La France, donneuse de leçon au Monde, fête tous les jours sa splendeur passée qui pourtant est couverte du sang de ses propres enfants et de toutes les victimes des colonisations et de celui des nos ancêtres, pourquoi donc toute évocation de notre histoire revêt pour vous la forme d’une "complainte victimaire" ?
    Qui vous autorise à juger cela ainsi ?

    repondre message

  • Les martiniquais ont trois choix : Soit ils sont résistants, masochistes ou des feuilles dans le vent.

    repondre message

modération a priori

Attention ! Pseudo obligatoire. Consultez notre charte des commentaires pour être sur d'être publié.
http://www.politiques-publiques.com/Charte-des-commentaires-de.html

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Faire une recherche

Soutenez-nous !

Vous pouvez soutenir Politiques Publiques en faisant un don via Paypal. C'est simple, rapide et sécurisé !

Retrouvez Politiques Publiques sur facebook