Déclaration de la section syndicale UGTM de la SOCOPMA
La menace de liquidation qui plane sur SOCOPMA et ses filiales ne concerne pas uniquement les producteurs et les salariés du groupe. C’est un coup fatal qui s’abattrait sur l’agriculture de notre pays.
C’EST UN DE NOS PRINCIPAUX ATOUTS QUI EST ATTAQUÉ
Cette coopérative créée, il y a trente ans, a été construite à la force du poignet par un groupe de valeureux agriculteurs encadrés par des administrateurs BÉNÉVOLES pour organiser et impulser la production agricole en Martinique.
En 2004, ce groupe est une référence dans les DOM, leader sur le marché des fruits et légumes, pionnière dans la transformation des légumes ; (6700 tonnes commercialisées pour un chiffre d’affaires approchant les 8 millions d’euros).
LE MAUVAIS TOURNANT !
En 2005, un nouveau Conseil d’Administration est installé qui s’est écarté des orientations ayant fait leurs preuves. Le directeur de la Coopérative décide de quitter la structure tout en laissant sur place une équipe de cadres volontaires, capables de maintenir l’activité de celle-ci. Face à l’absence de directives et à la léthargie qui commencent à s’emparer de la coopérative, les cadres remettent au conseil d’administration des propositions écrites dès le 25 Janvier 2006. En 2007, après le cyclone DEAN, malgré l’absence de Directeur, ils parviennent à réagir avec les autres salariés, pour maintenir les résultats du groupe qui dégage des bénéfices.
Loin de prendre en compte les suggestions, les nouveaux administrateurs ne prennent aucune initiative et persistent à mener des actions isolées, ponctuelles et sans cohérence.
Les nombreux courriers adressés par le Comité d’Entreprise et les syndicats restent sans effet. Pire, le harcèlement des cadres devient systématique, à tel point que plusieurs laissent la coopérative.
LA SITUATION SE DEGRADE
Les relations avec les partenaires se détériorent, en particulier avec les banques. Le Conseil d’administration est incapable d’organiser ni la veille réglementaire, ni la veille administrative et encore moins la veille technique, présageant de lourdes conséquences pour les producteurs. En réalité, les administrateurs imposent un contrôle total sur la structure sans maitriser le savoir-faire nécessaire :
Les salariés, premières victimes de leur comportement, le 15 Janvier 2007, demandent des négociations avec pour objectif d’éclaircir la traçabilité des décisions et exigent le départ d’un administrateur qui injuriait régulièrement le personnel.
Au plan économique, les choses sont encore plus graves. L’ODEADOM a missionné un expert- du 10 au 17 mars 2007- pour faire l’état des lieux à SOCOPMA. Le rapport pointe du doigt « des dysfonctionnements liés à l’absence de management efficace » et fait des recommandations pour un plan de progrès.
Mais, les administrateurs poursuivent dans leur attitude bafouant toute concertation. Ils ne tiennent pas compte de la proposition leur conseillant de prendre l’attache d’un cabinet avant de recruter un directeur ; ils mettent certains cadres à l’écart.
LES CONSEQUENCES DES CHOIX DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
une sous-productivité administrative (incapacité à produire des dossiers).
la perte ou le remboursement de subventions.
l’annulation des lignes de crédit par les banques.
des problèmes de trésorerie.
la perte de part de marché, la baisse de tonnage et de chiffre d’affaires.
l’allongement du délai de paiement aux producteurs ; certains ne peuvent continuer à livrer.
la suppression de services rendus aux producteurs.
Une fois de plus, les salariés ont interpelé les administrateurs sur la gravité de la situation à l’occasion d’un mouvement, le 13 octobre 2009, pour montrer les failles d’une nouvelle organisation incohérente et imposée. Le Conseil d’Administration a poursuivi son pilotage à vue ignorant les écueils (malgré l’accompagnement de cabinets d’experts).
POUR FUIR LEURS RESPONSABILITÉS, CERTAINS ADMINISTRATEURS LAISSENT ENTENDRE QUE LES DIFFICULTES EXISTAIENT AVANT LEUR ARRIVÉE !
Pas du tout ! Avant eux, en 2004 on dépensait 3000 euros pour faire des calendriers ; eux ils gaspillent 20.600 euros pour la même opération. Avant eux, on ne payait pas 15.000 euros à une entreprise de communication pour envisager sans succès de changer le logo de la SOCOPMA ! Avant eux, on ne payait pas 400.000 euros à des consultants (ce qui correspond à un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros !).
Des dépenses inconsidérées n’ayant aucun effet sur la production ! Au contraire, on enregistre un arrêt des investissements. On voit des infrastructures se dégrader, la maintenance du matériel n’est plus assurée et le parc automobile n’est pas renouvelé. Les filiales ne se portent pas mieux. La SOCOPGEL voit des tonnes de légumes (christophines) pourrir dans les champs à cause de décisions irrationnelles des gérants.
C’EST TOUTE L’ACTIVITÉ DU GROUPE QUI EST MENACÉE DE LIQUIDATION !
Il ne saurait être question d’accepter un tel désastre causé par des administrateurs inconséquents et qui entrainerait :
la disparition des exploitations agricoles. Déjà certains producteurs perdent leur patrimoine et se retrouvent devant d’énormes difficultés familiales. Le délai de paiement dépasse parfois 5 mois. Seul le courage et la fidélité de certains les poussent à livrer encore.
des dizaines de salariés sont menacés de licenciement dans la coopérative et ses filiales, mais aussi sur les exploitations agricoles.
le déclin de l’agriculture martiniquaise, nous soumettant davantage encore à une dangereuse dépendance alimentaire.
la disparition du seul dispositif valable de veille sanitaire garantissant la sureté des produits mis sur le marché.
Pour masquer le fait que les difficultés actuelles sont une conséquence de LEURS choix en matière de gestion, les administrateurs tentent de diviser les salariés et les producteurs, en faisant croire que c’est uniquement la masse salariale qui engendre celles-ci et que seul un licenciement massif permettrait de redresser la barre. Cela est totalement inacceptable. Ces salariés sont ceux qui n’ont cessé de s’investir au point que certains ont vu leur santé affectée, qui n’ont cessé de faire des propositions conséquentes pour développer la structure, qui ont déclenché des procédures d’alerte quand les administrateurs ont toujours nié la réalité des difficultés ; des salariés qui, par ailleurs sont dans les mêmes difficultés que les producteurs à cause des retards de plus en plus longs dans le paiement des salaires.
Après les manœuvres constatées dans l’élevage, on peut se demander à qui profiterait un tel démantèlement de la filière diversification ?
Nous appelons tous les producteurs et plus généralement tous les martiniquais à se mobiliser pour la sauvegarde de ces coopératives, outils indispensables à la structuration et à la pérennité des filières agricoles.
Lundi 16 janvier 2012 SECTION SYNDICALE UGTM DE L’UES SOCOPMA.
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Où sont les habitués du site pour qu’ils se prononcent sur un problème aussi important que les futurs enjeux politiques ? Celui-ci c’est du concret.
Où sont vos avis ?
Pour ma part, je pense que la prise de nos responsabilités par nos politiques passe aussi par la maîtrise de tous ces problèmes bien concrets de la vie de tous les jours et du devenir de la filière agricole à la Martinique.
Il est regrettable que nous arrivions à cette situation alors que la Martinique compte de plus en plus de diplomés qui certainement seraient à la hauteur pour suivre une situation comptable comme il se doit.
Maintenant, comme dans toute organisation, si tous les organes ne fonctionnent pas correctement et en particulier la présidence et les organes de contrôle comme les tutelles, c’est vrai que l’on peut arriver à une situation similaire à celle qui est décrite. Et c’est ce qui est dommage.
Il serait bon à mon avis, que la volonté dont fait preuve la plupart de élus pour avoir plus de responsabilités ne se cantonne pas uniquement au niveau politique (instances, collectivités...) mais aussi dans toutes les organisations qui font fonctionner le pays. En effet, avec toutes les bonnes volontés et les "bonnes" décisions politiques, qu’est-ce que cela changerait si on est incapable de maintenir la "base", ou les "soubassements" du pays.Comme dans tout, c’est cela l’essentiel !!!
la région ne doit pas faire l’erreur de donner le moindre centime avec des dirigeants de la sortent ou sont passés les 500 000 euros pour payer les agriculteurs le CE devrait saisir les tribunaux pour faire la lumière sur les comptes de la socopma(80 000 euros donnés pour un soit disant audit !!!)
avant d’injecter encore des sous dans cette coop, s’il en a l’intention, le conseil régional devra se pencher sérieusement sur le fonctionnement de SOCOPMA. La situation actuelle avait été présentée bien des fois, on a fait fuir administrateurs, directeur, salariés qui appelaient à la vigilance !!! Les adhérents n’ont pas voulu entendre, et ont voté AG après AG n’importe quoi et nous y voilà !!! Il faudra avoir le courage de mettre tout à plat pour mieux repartir. M. RENARD prend ses responsabilités !!
Tout à fait en phase avec vous Dayana, je vous rejoins, les commentaires sont timides.
En tous cas j’apprécie la déclaration de la section syndicale de cette entreprise elle a le mérite d’être courageuse, claire et nette.
J’aimerais bien entendre ou lire le point de vue du CODEMA MODEF sur cette situation.
Monsieur JUVENAL REMIR partage t’il cette analyse en tant qu’ancien administrateur de la Coopérative ?
les autres syndicats FDSEA et CDJA. qu’en pensez vous ?
Vous avez soutenu le conseil d’administration de la SOCOPMA, lors d’une manifestation devant la DAF. que s’est t’il réellement passé à cette réunion ? il semble que les dossiers sont mal présentés voire inexistants ? est ce que c’est vrai ?
Nous avons désigné des syndicalistes pour défendre nos intérêts pourquoi ils ne disent rien ?
Nous sommes des producteurs qui risquons de tout perdre ayez le courage de nous dire la vérité.
Je vous remercie.
J’ajoute que Guy RENARD, ancien président du conseil d’administration de Socopma et ancien président de la commission agriculture du Conseil Général a appelé hier soir dans le JT de ATV à une réunion extraordinaire du conseil d’administration de cette coopérative très rapidement afin, a t-il dit de renouveler le conseil d administration. L’actuel président est un technocrate. Cette situation démontre une fois encore que dans notre pays on place des gens qui roucoulent en parlant le français de mais ces gens sont incompétents parce que n’étant pas des gestionnaires. Ils reconnaissent leurs faiblesses en matière de gestion et de finances, mais s’entêtent à vouloir démontrer qu’ils savent ou qu’ils peuvent faire. Entre le constat de l’absence de compétence et les tentatives d’en acquérir, l’institution laisse des plus et des membres… Socopma est victime de créances non recouvrées mais aussi d’incompétence. Le plus déplorable c’est que les experts en « coulage » d’institutions se sont bien souvent déjà signés ailleurs…
je viens de voir le jt d’atv monsieur RENARD à pris vraiment ses responsabilités et il a tout à fait raison vu la situation catastrophique laissée par l’ancien président il est temps, comme il l’a fait, d’autres anciens président comme ZAIRE, MARCELLINE pour ne citer que ceux là prennent la parole de mème que l’ancien directeur fondateur gille JEAN=BAPTISTE pour donner un coup de main à la coopérative les adhérents doivent se réunir en urgence pour provoquer une assemblée générale extraordinaire et faire sauter ce conseil d’administration mais aussi toute la direction responsable de ce fiasco il est toujours possible de faire repartir une entreprise l’opam, codema, fédé vous dormez ou vous ètes complice !!!
Enfin, après la réunion au Legta de Croix-Rivail, commence à se dissiner une véritable reprise en main de la coopérative par les producteurs .
Après la brillante intervention de Mr Guy RENARD, premier président de la socopma empreint de détermination mais aussi de sagesse sur la suite à donner à cette rencontre (assemblée générale extraordinaire).
Les jours à la tête de la coopérative des sieurs : CYRILLE,FLORELLA et les autres ....sont comptés.
souhaitons que des solutions rapides soient trouvées pour payer les producteurs pour que la confiance revienne et que la coopérative perdure. le monde agricole en a besoin.Pour ma part j’ai confiance.
Un Producteur.
quand je vois l’ex directeur, ALONZEAU, qui a coulé socopma(voiture 4X4 de fonction, 25000 euros de calendrier,80000 EUROS d’audits...) promu directeur de l’imaflhor ça me donne envie de vomir !!! Ces hommes ne devraient plus avoir aucune responsabilité dans le monde agricole. Il devra rendre des comptes de toute les façons. Socopma doit couper les ponts avec l’imaflhor tant que ce monsieur dirige cette structure !!!
En effet Lili, nous pouvons dire bravo à Monsieur l’ancien directeur promu secrétaire général de l’imaflhor, et very good Monsieur Cyrille ancien président de la SOCOPMA...vous avez réussi votre mission et tanpis pour nous agriculteurs.
Chers (es) collègues adhérents, le vendredi 16 mars 2012, à 14 heures au Legta de croix rivail, soyons à l’heure pour écouter les explications de nos administrateurs sur l’état de notre coopérative...ne nous laissons plus manipuler par leurs belles paroles...profitons de ce moment pour les démissionner et donner une autre image de notre coopérative à l’administration pour nous aider à nous reconstruire.
an nou mété : Cyrille, Florella, Bellorgane , Ceraline epi lé zot la dewo.....mé pa kité Juvénal vini fè kok à bel poze.
Les jeux sont faits pour SOCOPMA, le président Guy Ovide- Etienne a dévoilé sa stratégie pour la coopérative ; la céder aux békés par l’intermédiaire de L’IMAFLHOR.
L’IMAFLHOR, a pour ambition de sauver SOCOPMA selon les explications de Mr Ovide. Pour notre information, le secrétaire général de cette structure est Mr Nicolas ALONZEAU, ce dernier a été à l’origine de la dégradation des comptes de SOCOPMA en 2008 et 2009 avec la complicité de l’ancien président de la SOCOPMA (Mr Cyrille Charles ) et avec pour secrétaire général durant cette période catastrophique de Mr Guy OVIDE-ETIENNE.
Actuellement Mr Cyrille est le secrétaire général de SOCOPMA et Mr Guy OVIDE ETIENNE en est le président.
L’IMAFLHOR est une structure qui regroupe les producteurs et la grande distribution dans un esprit semble t’il de développement de l’économie endogène . les chiffres que publient le journal france antilles de la semaine dernière prouve le contraire ( le taux de couverture ne cesse est en nette dégradation -72% par rapport à l’importation des fruits et légumes importés...
La finalité de cette histoire c’est que Mr Guy ovide - etienne est entrain de ceder les filiales de distributions et de transformations aux békés avec la complicité de L’IMAFLHOR de la DAAF et du CONSEIL REGIONAL.
Gageons que nous producteurs ne nous laisserons pas faire.
Nous mettrons en oeuvre toutes les possiblités pour faire échouer cette manoeuvre scélérate.